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Pourquoi Dubaï est le hub incontournable des startups fintech en plein essor

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) émerge comme une destination privilégiée pour les startups technologiques en forte croissance. En 2020, elle a enregistré un record d'un milliard de dollars d'investissements, témoignant d'un vif intérêt des investisseurs pour le secteur tech.

L'économie numérique mature, couplée à des initiatives régionales d'innovation, rend la région MENA attractive pour les entrepreneurs mondiaux souhaitant lancer ou développer leur startup. Des géants comme Microsoft, Google et Amazon y investissent massivement, avec une tendance aux accords à des stades avancés, indiquant un écosystème prêt pour de nouvelles opportunités.

Pour les fintechs, Dubaï s'impose comme un hotspot stratégique, idéal pour étendre les opérations au Moyen-Orient et dans la région MENA élargie.

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Les Émirats arabes unis hébergent désormais 33 des 50 startups les plus financées de la région, devant l'Arabie saoudite et l'Égypte, avec une majorité issue de Dubaï. Parmi les succès notables : l'acquisition de Careem par Uber pour 3,1 milliards de dollars, la cotation de la licorne Swvl au Nasdaq, et l'expansion fulgurante de la fintech PayTabs.

Ces réalisations alimentent l'enthousiasme autour du potentiel mondial des startups émiraties.

Pour les fondateurs visant l'expansion internationale, voici un aperçu complet de l'écosystème fintech de Dubaï.

Des opportunités de financement abondantes

La disponibilité des financements est un critère clé pour implanter une base régionale. Selon le rapport Magnitt sur les marchés émergents, en 2021, les startups des Émirats arabes unis ont capté la plus grande part des investissements MENA, avec le plus grand nombre de deals.

Au premier trimestre, NOW Money, basée à Dubaï, a levé 7 millions de dollars parmi les cinq plus gros tours fintech. Ses cofondateurs, Ian Dillon et Katharine Budd, utiliseront ces fonds pour consolider leurs opérations aux Émirats et s'étendre en Arabie saoudite.

Les deuxième et troisième trimestres ont vu des tours plus conséquents, comme Tabby (BNPL) qui a clôturé 50 millions de dollars en août. Son DG, Hosam Arab, confirme le maintien du siège à Dubaï tout en conquérant de nouveaux marchés.

Les zones économiques spéciales offrent régulations et licences favorables

S'établir sur un nouveau marché implique de maîtriser les réglementations locales et d'obtenir les licences adéquates.

Pour booster les entreprises locales et attirer les talents internationaux, les Émirats ont créé des zones économiques spéciales (ZES) avec juridictions indépendantes et lois pro-business.

Le Centre financier international de Dubaï (DIFC), lancé en 2004, est la plateforme phare de la région MEASA. Classé parmi les 20 premiers centres financiers mondiaux, il accueille plus de 3 200 entreprises, dont 1 000 liées à la finance et l'innovation.

Avantages clés du DIFC : zéro impôt sur revenus et bénéfices, 100 % propriété étrangère, libre rapatriement des capitaux, lois inspirées de la common law anglaise (insolvabilité, emploi, données), et licences fintech flexibles incluant subventions et sandbox.

Le DIFC Innovation Hub, pilier du Dubai Future District, forme le plus grand écosystème d'innovation régional, accueillant startups early-stage, scale-ups, licornes et Big Tech.

Julian Dixon, PDG de la fintech cybersécurité Napier, a choisi le Hub pour lancer au Moyen-Orient : « Cela nous a permis une implantation simple, une scalabilité rapide, sans les complexités réglementaires et bancaires rencontrées ailleurs. »

Infrastructure numérique et talents tech de pointe

Une réglementation favorable doit s'appuyer sur une infrastructure numérique robuste. Dubaï vise à devenir un pôle tech international, adoptant technologies émergentes et législations adaptées.

Objectif pionnier : première ville blockchain-powered, avec 50 % des transactions financières sur blockchain. Le DIFC a organisé la Blockchain Week pour en discuter.

La Dubai Financial Services Authority (DFSA) a lancé un cadre pour les jetons d'investissement, attractif pour le boom crypto.

La Chambre de l'économie numérique prépare un plan pour attirer investissements, talents et entrepreneurs via politiques pro-digital.

Selon l'IMD World Competitiveness Centre, les Émirats sont n°1 arabe et n°2 MENA (après Israël) pour talents tech, 23e mondial. Dubaï attire par sa qualité de vie : n°1 MENA pour vivre/travailler (Kearny, 8 ans), 3e pour expats (InterNations 2021).

Dubaï est-elle la bonne destination pour votre fintech ?

Entrer sur un nouveau marché peut intimider sans réseau local.

Daumantas Grigaravicius, Country Manager UAE chez Ebury : « Nous avons commencé par un bureau temporaire au DIFC pour tester le terrain. Cela nous a plongés dans la dynamique locale. Le DIFC nous a ensuite aidés pour licences et implantation. »

« Cela nous a permis de tester efficacement avant de nous engager pleinement. »

Un partenaire comme le DIFC facilite l'accès à un réseau et un parcours clair.

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