La dette étudiante aux États-Unis représente un fardeau majeur pour des millions d'emprunteurs et freine les ambitions de nombreux étudiants. Avec un total estimé à 1,56 billion de dollars, cette crise oblige les diplômés à reporter des étapes clés de leur vie, comme l'achat d'une maison ou la création d'une famille. Elle impacte aussi les cosignataires, souvent parents ou grands-parents. Face à l'aggravation du problème, le soutien grandit pour des réformes du système éducatif et des modalités de financement des études supérieures.
Pendant ce temps, les frais universitaires ont plus que doublé en 30 ans. Certains pointent le désinvestissement des États dans les collèges publics, d'autres les équipements luxueux proposés aux étudiants. Quoi qu'il en soit, l'endettement rapide des étudiants a des répercussions profondes sur l'avenir des travailleurs américains.
La génération Y peine à gérer son endettement croissant, même après la reprise post-Grande Récession. Les abandons d'études aggravent la situation, avec des taux de défaut bien plus élevés chez les non-diplômés. Bien que certains minimisent la crise en soulignant les dettes des professions lucratives comme médecins ou avocats, le stress du remboursement façonne l'identité des générations Y et Z.
Pour mieux cerner cette crise, nous avons compilé 25 faits issus de sondages, données financières et rapports fiables. Ils révèlent l'accélération de l'endettement, son impact disproportionné sur les emprunteurs afro-américains et hispaniques, et l'intérêt public pour des solutions comme l'annulation de dettes ou la gratuité des collèges publics.
1 / 25 Le montant total de la dette étudiante s'élève à 1,56 billion de dollars, une somme colossale. Libéré, cet argent pourrait financer 5,3 millions de foyers typiques, un iPhone pour les populations de Chine et du Royaume-Uni, ou 21 000 diamants Pink Star.
Sur 250 millions d'adultes, 45 millions (18 %) portent ce fardeau, particulièrement lourd pour les jeunes face à des salaires stagnants.
3 / 25 Beaucoup remboursent des décennies durant, jusqu'en retraite, où les paiements excèdent largement l'investissement initial.
Première année où elle a surpassé la dette carte de crédit (904 milliards au T1 2012), l'écart ne cesse de s'élargir.
5 / 25 De 9 480 $ (1988-89, ajusté inflation 2018) à 21 370 $ (2018-19) pour un collège public de 4 ans.
En 2017, ils ont brièvement dépassé la moitié des actifs gouvernementaux ; ils restent la plus grande classe d'actifs.
9,2 % en retard (30+ jours), 8,9 % (90+ jours) : pour beaucoup, le diplôme ne paie pas.
Environ 40 % de défauts vs 20 % publics 4 ans, 36 % communautaires 2 ans.
Sauf exceptions rares, contrairement aux cartes de crédit ou hypothèques.
10 / 25 Deuxième source de stress après les notes (80 %), selon TD Ameritrade.
11 / 25 Retardant voyages, maison, enfants.
74 % pour frais, +25 % vs 2017 (TD Ameritrade).
Taux de succès : 0,5 % pour fonctionnaires.
14 / 25 "Plutôt" ou "très" stressés (TD Ameritrade).
Moyenne : moitié des frais ; optent pour online, community colleges.
Financé par taxe sur spéculations Wall Street.
52 % contre (Quinnipiac).
Jusqu'à 50 000 $ (Quinnipiac, cf. plan Warren).
19 / 25 +4 000 $ en moyenne ; reflet des inégalités de richesse.
20 % Afro-Américains en retard vs 6 % Blancs.
21 / 25 Et bien au-dessus auto/carte (Credit.com).
Plus élevés sans diplôme.
Retard projets vie adulte.
(Pew, 25-39 ans endettés).
Dans réautorisation loi éducation supérieure (2019).