Malgré les défis tels que la concurrence pour la publication et la protection de la propriété intellectuelle, l'open source s'étend aujourd'hui au domaine scientifique.
Le professeur Karim R. Lakhani, dans son article « La valeur de l'ouverture dans la résolution de problèmes scientifiques », explique comment la diffusion des découvertes et informations scientifiques permet de résoudre des problèmes auparavant insurmontables. Selon lui, les innovations émergent souvent à l'intersection des disciplines.
Pour explorer les synergies entre logiciel et science, le Dr Lakhani a appliqué son expertise en open source logiciel à la communauté scientifique. Cette approche collaborative représente une innovation majeure, transformant les méthodes de développement et d'affaires, tout comme la diffusion des connaissances en science.
Si le développement open source logiciel vise purement la résolution de problèmes, la science est influencée par la publication, créant une résistance naturelle au partage. Les chercheurs craignent souvent la perte de propriété intellectuelle ou de révéler trop d'informations aux concurrents.
Malgré ces obstacles, de nombreux scientifiques adoptent désormais l'open source, les avantages du partage l'emportant sur les risques.
Des entreprises comme The Ortus Club, agence de marketing spécialisée dans les tables rondes et le partage de connaissances pour la suite C, exploitent l'open source pour stimuler les discussions business. Active depuis 2016, elle a réussi sa transition vers des événements virtuels, démontrant à des firmes informatiques mondiales comment le partage entre décideurs booste les performances.
L'interconnectivité permet aux experts d'un domaine de résoudre les défis d'un autre, évitant des années de recherche grâce à des solutions existantes.
Dans les cas les plus réussis de l'étude du professeur Lakhani, les problèmes ont été résolus en deux semaines seulement – un délai record en science.

Fort du succès de ses travaux sur l'open source en science, Lakhani élève ses recherches. Le professeur de Harvard explore son extension au-delà du logiciel, en se focalisant sur les intersections entreprises-communautés, les modèles hybrides et leur impact organisationnel.
Suivant une méthode similaire, il compare la diffusion de problèmes en interne et externe aux entreprises pour évaluer les niveaux de succès. Il anticipe que la taille de l'entreprise influence les résultats : plus elle est grande, plus les solutions internes affluent.
Pour la propriété intellectuelle, un essai futur analysera ses contraintes via une plateforme wiki ou un concours de programmation ouvert, où les contributions sont accessibles et modifiables. Cela révélera l'impact des limitations IP sur la collaboration.
Le professeur envisage aussi comment l'open source, démocratique et basé sur des milliers de bénévoles, peut devenir un outil puissant pour les entreprises à but lucratif.
Les organisations plébiscitent l'open source pour sa flexibilité, son innovation rapide et sa collaboration. Du business à la science, pourrait-il devenir la méthode ultime de résolution de problèmes ?