Vers 450 après J.-C., trois tribus germaniques aux langues similaires ont envahi ce qui deviendra la Grande-Bretagne. Ces idiomes tribaux ont évolué en vieil anglais, parlé jusqu’environ 1100. Indéchiffrable pour les locuteurs modernes, il forme pourtant la base de la langue actuelle : près de la moitié des mots anglais actuels, comme « water », « strong » ou « be », en proviennent.
En 1066, Guillaume le Conquérant et les Normands introduisent une forme archaïque du français, adoptée par l’élite. Les classes populaires conservent l’anglais, créant une fracture linguistique jusqu’au XIVe siècle. L’anglais redevient dominant, enrichi de français : naît l’anglais moyen.
Fin XVe siècle, le Great Vowel Shift modifie la prononciation des voyelles, raccourcissant leur articulation. Coïncidant avec la Renaissance – progrès scientifiques, artistiques et exploratoires –, ce changement propulse l’anglais moyen vers l’anglais moderne. L’invention de l’imprimerie standardise la langue.
L’imprimerie permet la production massive de textes et fixe l’orthographe. Le premier dictionnaire anglais date de 1604. Dès 1800, l’anglais moderne tardif absorbe de nouveaux mots : la Révolution industrielle en invente pour machines et concepts, tandis que l’Empire britannique intègre des termes étrangers.
Aujourd’hui, l’anglais repose sur 1 600 ans d’histoire. Stacker, s’appuyant sur l’Oxford Learner’s Dictionaries (2020) et Merriam-Webster, liste 50 termes clés pour décrypter ses rouages. Sources fiables garantissent précision et expertise.
Un oxymore est une figure de style associant des termes contradictoires : « guerre civile », « petite fortune », « secret de polichinelle », « petite foule », « crevette géante » ou « mariage heureux ».
L’hyperbole exagère pour emphase, sans littéralité. Dire « j’ai pris des tonnes de poids » pendant les fêtes en est un exemple.
La métaphore relie implicitement deux réalités distinctes : « Le Seigneur est mon berger » (Bible) ou « Every Rose Has Its Thorn » (Poison), pour la douleur amoureuse.
4 / 50 Comme la métaphore, le simile compare via « like » ou « as » : « sly as a fox » ou « white as snow » (« Mary Had a Little Lamb »).
La tautologie répète inutilement un idée : « déjà vu again » ou « repeat again ».
La métonymie substitue un terme associé : « The pen is mightier than the sword » oppose mots écrits et violence physique.
Quatre types de clauses combinent sujet et prédicat : dépendantes, indépendantes, nominales, relatives. Ex. : « All animals are equal, but some are more equal than others » (Orwell) ; 2e amendement US.
Les adverbiaux sont des syntagmes modifiant verbes, contrairement aux adverbes isolés. Ex. : « I eat steak when I have money ».
Les verbes auxiliaires (« helping verbs ») précédent le principal pour tense/aspect : « I have done my chores ».
10 / 50 La base form (racine) est l’infinitif sans « to » : « to drink » → « drink ».
Contraction fusionne mots via apostrophe : « I am » → « I’m » ; « cannot » dans les douleurs d’accouchement.
Collective nouns désignent groupes : « jury » (jurés) ; « school » (poissons).
Comparatifs opposent deux : « hotter » ; « more crowded ».
Les compléments complètent le sens : « It always seems impossible until it’s done » (Mandela).
Prépositions lient mots, indiquent lieu/temps. Fin de phrase OK si nécessaire : « Where are you from? ».
Temps pour potentiels passés : « I could/might/should have been on time ».
« Will have » + past participle : « The movie will have finished ».
Verbe comme adjectif/temps : « delivered package ».
« Had » + past participle : « I was glad I’d worn my seatbelt ».
« Was/were » + present participle : « was walking » (Garcia).
-ing comme adjectif/temps : « running water » ; « running for office ».
« Have/has » + past participle : « I’ve been to the mountaintop » (King).
« Am/is/are » + -ing : « Hope we can dine before the movie ».
Temps simple (passé/présent/futur) sans aspect continu : habitudes, faits, narrations.
Be + -ing pour actions en cours (passé/présent/futur) : « The answer is blowin’ in the wind » (Dylan).
Introduite par wh-words, agit comme nom : « We don’t know what actually happened ».
« Having » + past participle : « This being said… ».
-ed (ou irrégulier) pour actions terminées : « asked », « used ».
Postmodificateur suit et qualifie : « the girl with the dragon tattoo ».
-est ou most- pour suprême : « baddest man on the planet » (Tyson).
Clause dépendante, incomplète seule : « unless my son finishes his homework ».
Variation tonale modifie sens : falling (wh-questions), rising (yes/no), fall-rise (incertitude).
Phrase question (? ) : verbe d’abord, wh-words.
« To » + base : « To be or not to be » (Shakespeare).
Suit direct object : « Her dad bought her it ».
Mode de commande : « Turn off the radio and sit down ».
Clause essentielle (no comma) : supprimez-la, sens change.
Ajout de suffixes pour forme : « box/boxes » ; « mouse/mice ».
Mot/nom que pronom remplace : « Eddie broke his nose ».
Prononciation claire et distincte des sons/mots.
Choix de noms/termes : « not the preferred nomenclature » (Lebowski).
Règles d’arrangement des mots en phrases (du grec « arranger ensemble »).
Langue d’une époque/lieu/culture : acteurs en période l’apprennent.
This/these (proche), that/those (loin) : spatialité perceptive.
Mots imitant sons : « pow! », « honk », « moo ».
46 / 50 Maxime concise : « Age is just a number » ; « If it ain’t broke, don’t fix it ».
Répétition consonnes : « hard as a rock to the core… » (Chuck D).
Répétition voyelles : rap d’Eminem sur tension/stress.
Répétition racine variée : « With eager appetite the feeder chokes the fed » (Shakespeare).
50 / 50 Phrase fendue pour emphase : « It’s the money I love » (Newman).