Une fusion d'entreprises est l'union de deux ou plusieurs sociétés pour former une nouvelle entité juridique distincte. Contrairement à une simple acquisition, aucune des sociétés originelles ne survit : les actifs et passifs sont transférés vers cette nouvelle structure.
Ce terme, bien que moins usité aux États-Unis où on préfère "merger" ou "consolidation", reste courant en Inde et dans d'autres juridictions.
Les fusions concernent souvent des entreprises du même secteur ou aux opérations similaires, visant à diversifier ou à étendre les activités. La société la plus faible (cédante) est absorbée par la plus solide (cessionnaire), créant une entité plus robuste avec une base clients élargie et des actifs accrus.
Elles opposent typiquement une grande entreprise à des plus petites, via un rachat structuré en fusion.
Les fusions permettent d'accroître les liquidités, d'écarter la concurrence, d'optimiser les impôts et de bénéficier d'économies d'échelle. Elles valorisent les actions, diversifient les risques, améliorent la gestion et boostent la croissance.
Cependant, un excès de consolidation peut créer des monopoles préjudiciables au marché. Elles entraînent souvent des licenciements (emplois dupliqués) et alourdissent la dette en reprenant les passifs des deux entités.
Les conseils d'administration élaborent et soumettent le plan de fusion à l'approbation des actionnaires, de la Haute Cour et des autorités comme le SEBI en Inde. Une fois validé, la nouvelle entité émet des actions aux actionnaires de la cédante, qui est liquidée, ses actifs et passifs étant transférés.
En comptabilité, les fusions sont équivalentes aux consolidations.
En novembre 2015, Natco Pharma a obtenu l'approbation de 99,94 % de ses actionnaires pour fusionner sa filiale Natco Organics, illustrant un processus réussi.
Le premier type assimile les bilans sans ajustement, les actionnaires majoritaires (90 %) de la cédante devenant ceux de la cessionnaire.
Le second ressemble à un achat : excédent du prix sur la VNI en écart d'acquisition, ou en réserve si inférieur.
Former une entité unique pour plus de compétitivité et d'économies d'échelle via le regroupement.
Mise en commun des intérêts (reprise du bilan) ou méthode d'achat (actifs acquis, écarts comptabilisés).
Montant de liquidités résiduel post-fusion ; négatif = écart d'acquisition.
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