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Alpha en Investissement : Définition, Calcul et Stratégies pour Battre le Marché

Qu'est-ce que l'alpha ?

En finance, l'alpha (α) mesure la capacité d'une stratégie d'investissement à surpasser le marché, représentant un « avantage » ou rendement excédentaire. Souvent qualifié de « rendement anormal », il repose sur l'hypothèse des marchés efficaces, où il est rare de générer systématiquement des gains supérieurs au marché global. L'alpha s'utilise avec le bêta (β), qui évalue la volatilité et le risque systématique du marché.

L'alpha évalue la performance d'un trader, gestionnaire de portefeuille ou stratégie par rapport à un indice de référence. Il quantifie le rendement actif d'un investissement face à l'évolution du marché.

Le rendement excédentaire par rapport à l'indice est l'alpha : positif pour une surperformance, négatif sinon. Contrairement au bêta, accessible via l'investissement passif indiciel, l'alpha provient d'une gestion active.

Points clés à retenir

  • L'alpha mesure les rendements excédentaires au-delà de l'indice de référence.
  • Les gestionnaires actifs visent l'alpha via des portefeuilles diversifiés, éliminant les risques non systématiques.
  • Il reflète la valeur ajoutée (ou soustraite) par le gestionnaire au rendement du fonds.
  • L'alpha de Jensen intègre le modèle CAPM pour un ajustement au risque.

Comprendre l'alpha

L'alpha figure parmi les cinq principaux ratios risque-rendement : bêta, écart-type, R² et ratio de Sharpe. Issus de la théorie moderne du portefeuille (MPT), ils aident à évaluer le profil risque-rendement des investissements.

Les gestionnaires actifs cherchent l'alpha dans des portefeuilles diversifiés. Un alpha nul signifie que le fonds suit parfaitement l'indice, sans valeur ajoutée ni perte.

Popularisé par les fonds indiciels intelligents (S&P 500, Wilshire 5000), l'alpha reste rare : la plupart des indices surpassent les gestionnaires actifs. Cela favorise les robo-advisors passifs à bas frais.

Les frais aggravent un alpha nul ou faible. Exemple : un alpha de 0,75 % avec 1 % de frais génère une perte nette. L'hypothèse de marché efficace (EMH) explique cette difficulté, les prix intégrant toutes les informations.

Moins de 10 % des fonds actifs génèrent un alpha positif sur 10 ans après frais et taxes. Certains arguent que l'alpha n'est qu'une compensation pour risques non couverts.

À la recherche d'un alpha

L'alpha classe les fonds actifs (ex. +3 % ou -5 %). L'alpha de Jensen, basé sur le CAPM, ajuste au risque via bêta et taux sans risque.

Les cycles de marché influencent l'alpha par classe d'actifs. Associez-le à d'autres métriques risque-rendement.

Exemples concrets

Pour l'ETF iShares Convertible Bond (ICVT), suivant l'indice Bloomberg U.S. Convertible, rendement YTD 13,17 % (vs 3,06 % Bloomberg Aggregate), alpha 10,11 % (écart-type 4,72 %). Attention : benchmark inadapté possible.

Pour WisdomTree U.S. Quality Dividend Growth (DGRW), rendement 18,24 % (vs S&P 500 14,67 %), alpha 3,57 % (écart-type 10,58 %). 83 % des fonds actifs sous-performent sur 10 ans, dû à l'expertise accrue, tech fintech et accès internet.

Considérations sur l'alpha

Surnommé « Saint Graal », l'alpha nécessite prudence :

  1. Calcul basique : rendement investissement moins indice comparable. Limité aux actifs similaires.
  2. Alpha de Jensen : intègre CAPM, taux sans risque et bêta.

Choisissez le bon indice ; sinon, simulez-le. Dans le CAPM, un alpha de +5 % signifie surperformance ajustée au risque prévu.

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