Le Protocole de Kyoto est un accord international adopté en 1997 visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2) et de gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère. Son principe fondamental imposait aux pays industrialisés de diminuer significativement leurs émissions de GES.
Signé à Kyoto, au Japon, alors que la menace du réchauffement climatique s'intensifiait, ce protocole continue d'influencer les débats climatiques actuels sous d'autres formes.
Adopté le 11 décembre 1997 à Kyoto et entré en vigueur le 16 février 2005, le Protocole complétait la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il répondait à l'urgence croissante du réchauffement climatique en fixant des quotas d'émissions aux pays industrialisés, assortis d'un système d'échange de crédits carbone. Un dépassement entraînait des pénalités pour la période suivante.
Les pays développés s'engageaient à réduire leurs émissions de GES de 5,2 % en moyenne par rapport à 1990 d'ici 2012, représentant environ 29 % des émissions mondiales.
Les objectifs variaient : -8 % pour l'Union européenne, -7 % pour les États-Unis et -6 % pour le Canada.
Montant du fonds dédié à aider les pays en développement à adopter des technologies bas-carbone.
Les pays développés, principaux responsables historiques des émissions cumulées sur 150 ans d'industrialisation, assumaient l'essentiel des obligations. 37 pays industrialisés et l'UE devaient réduire leurs GES, tandis que plus de 100 pays en développement, dont la Chine et l'Inde, étaient exemptés mais invités à contribuer volontairement.
Le Protocole distinguait les pays de l'Annexe I (développés, avec quotas) des Non-Annexe I (en développement). Ces derniers investissaient dans des projets de réduction d'émissions, générant des crédits carbone vendables aux pays développés.
Ayant signé, les États-Unis se sont retirés en 2001, estimant l'accord injuste envers les économies industrialisées.
Malgré son entrée en vigueur en 2005, les émissions mondiales augmentaient encore. L'UE et d'autres ont tenu leurs objectifs, mais les États-Unis et la Chine ont compensé ces efforts, avec une hausse de 40 % des émissions globales entre 1990 et 2009.
Adopté en 2012 à Doha, il fixait de nouveaux objectifs pour 2012-2020, mais fut supplanté par l'Accord de Paris en 2015.
Signé en 2015 par presque tous les pays, il engage les grands émetteurs à réduire leurs émissions, avec des révisions tous les cinq ans via un bilan mondial. Objectif : limiter le réchauffement à 2 °C (idéalement 1,5 °C). Il prévoit aussi une aide aux pays en développement.
En 2016, les États-Unis sous Obama ont propulsé l'Accord de Paris. Trump l'a critiqué et initié le retrait en 2017, effectif en 2020. Biden l'a réactivé en 2021.
En 2021, les négociations butent sur politique, finances et bureaucratie. Les scientifiques attribuent majoritairement le réchauffement à l'homme, appelant à des actions concrètes.
L'innovation humaine a résolu d'immenses défis, comme la création d'Internet par la DARPA en 1958. La conviction en nos capacités reste essentielle.
Réduire les émissions de CO2 et de GES pour les pays développés.
Retrait en 2001 : mandat perçu comme injuste et nuisible à l'économie.
Exemptés, mais contributions volontaires coûteuses.
CO2 et autres GES.
[]