La renonciation à la subrogation est une clause contractuelle par laquelle un assuré renonce au droit de son assureur de réclamer réparation à un tiers responsable des dommages indemnisés. Les assureurs appliquent généralement une surprime pour cette dérogation. Cette disposition est courante dans les contrats de construction et les baux commerciaux ou résidentiels.
Elle empêche l'assureur d'une partie de poursuivre l'autre partie contractante pour récupérer les sommes versées à l'assuré ou à un tiers en règlement d'une sinistralité couverte.
Le droit de subrogation permet à l'assureur, après indemnisation de son assuré, de se substituer à celui-ci pour poursuivre les responsables des dommages, même en cas de règlement amiable. Sans renonciation, l'assureur récupère ainsi ses débours auprès des tiers fautifs.
Avec une renonciation à la subrogation, l'assureur ne peut "se mettre à la place" de l'assuré et renonce à tout recours. Cela augmente le risque pour l'assureur, justifiant souvent une surprime en plus de la prime standard. Les parties évitent ainsi les litiges, l'assureur supportant la perte.
Cette clause interdit à l'assureur de poursuivre un tiers pour des dommages couverts. Elle apparaît dans les contrats de construction, baux et polices automobiles.
Dans les contrats de construction, le propriétaire renonce à poursuivre entrepreneurs ou sous-traitants pour des dommages couverts par son assurance. L'assureur du propriétaire indemnise sans recours contre le tiers négligent.
Exceptions : si le risque n'est pas couvert ou si la perte excède les limites de police, recours possible. Cette clause évite retards et surcoûts dus à des enquêtes sur la faute.
Elle fonctionne similairement : l'assureur ne se substitue pas au propriétaire contre le locataire. Si couvert, l'indemnité est versée sans poursuite.
Elle protège des frais judiciaires et maintient des relations harmonieuses. Souvent, une surprime est appliquée à la police du locataire pour couvrir les actes du propriétaire.
Exemple : chute d'un luminaire blessant un invité du locataire ou endommageant ses biens – l'assureur du locataire ne peut poursuivre le propriétaire.
Certains baux prévoient des renonciations mutuelles. Dans la plupart des juridictions, elles sont valides et limitent la responsabilité.
En cas d'accident, le responsable propose souvent une renonciation pour régler à l'amiable sans impliquer les assureurs. Signée, elle bloque tout recours futur.
À accepter avec prudence, après avis d'assureur ou avocat. Certains assureurs l'interdisent, car elle limite leurs récupérations et peut impacter les primes.
Évite litiges coûteux et longs, préserve relations contractuelles et exempte de responsabilité pour pertes assurées.
Dépend du contrat. Consultez assureur ou avocat pour évaluer risques et avantages.
Assureur indemnise sans recours contre tiers. Clause valide par accord mutuel. []