Le 1er novembre 2021, en ouverture de la COP26 à Glasgow, la Maison Blanche a dévoilé deux stratégies majeures contre le changement climatique : l'une nationale, l'autre internationale.
La première, « La stratégie à long terme des États-Unis : voies vers des émissions nettes nulles de gaz à effet de serre d'ici 2050 », vise précisément cet objectif. La seconde, « Plan d'urgence présidentiel pour l'adaptation et la résilience (PREPARE) », soutient les pays et communautés vulnérables face aux impacts climatiques. Voici un décryptage détaillé.
Atteindre zéro émission nette de GES en moins de 30 ans est un défi colossal, mais réaliste avec un plan solide et un engagement ferme, malgré les défis atmosphériques et politiques.
Les émissions nettes nulles signifient un équilibre entre GES émis et retirés de l'atmosphère (via sols, plantes ou technologies). Ce n'est pas du zéro absolu, impossible sans perturber la vie quotidienne. Les experts soulignent toutefois qu'un passage au-delà du net zéro sera nécessaire pour réparer les dommages passés.
Ce plan étape par étape inclut des jalons concrets. Cynthia Elliott, du Global Climate Program de l'Institut des ressources mondiales, note : « La stratégie couvre tous les secteurs et GES, avec une année cible claire et des jalons intermédiaires, mais beaucoup reste à faire. »
Les jalons s'appuient sur les NDC, mesurées par rapport au pic de 2005 :
NDC 2025 : 26-28 % sous les niveaux de 2005
Engagement de l'administration Obama (2015), conjointement avec la Chine pour limiter les émissions mondiales.
NDC 2030 : 50-52 % sous 2005
Période critique nécessitant : accélération des réductions actuelles, déploiement rapide de technologies (véhicules électriques, pompes à chaleur) et renforcement des infrastructures comme le réseau électrique.
Objectif clé pour décarboner le secteur électrique et soutenir les NDC.
NDC 2050 : 100 % sous 2005 (net zéro)
Via : décarbonation électrique (2035), électrification des usages finaux, réduction des pertes énergétiques, baisse du méthane et retrait accru de CO2.
Complémentaire, PREPARE aide les pays en développement à s'adapter aux impacts climatiques. La Maison Blanche vise 3 milliards de dollars annuels d'ici 2024, un record américain.
L'USAID pilote jusqu'en 2030 : mobilisation de 1 milliard pour l'eau/assainissement, plateforme d'investissement vert, 100 millions pour les forêts, 21,8 millions pour les risques en Afrique, et soutiens variés (formation, adaptation en Amérique centrale, etc.).
Applaudissements unanimes, mais défis soulignés. Elliott : « Zéro net est réalisable avec une action immédiate ; le Congrès doit légiférer pour les réductions 2030 et booster la R&D. »
Julia Giguère-Morello (MSCI) : Seulement 12 % des utilities US visent zéro carbone en 2035. Sur le méthane : « Technologies existantes, actions peu coûteuses, mais l'industrie priorise ailleurs. »
Ces stratégies guident, mais dépendent du Congrès. Elles promettent : 85 000-300 000 vies sauvées, 1-3 billions de dollars d'économies, leadership US en batteries/VE/pompes à chaleur, et gains sécuritaires.
Principalement de la combustion fossile pour électricité, chauffage et transports. La stratégie Biden cible zéro net d'ici 2050.
Un plan d'aide aux pays vulnérables pour adaptation et gestion des impacts climatiques.
Altération durable des températures et temps, due aux activités humaines libérant des GES qui piègent la chaleur solaire.
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