Les budgets alloués à la police font partie des dépenses publiques liées à la loi et à l'ordre aux États-Unis. Cette catégorie englobe également les dépenses correctionnelles (prisons) et judiciaires (honoraires des défenseurs publics et procureurs).
Les fonds pour les services de police proviennent principalement des gouvernements locaux, étatiques et fédéraux. En 2017, les collectivités locales ont couvert environ 87 % de ces dépenses. Les États ont financé surtout les patrouilles routières (1 % des dépenses directes), tandis que les municipalités (13 %), comtés (9 %) et cantons (8 %) ont contribué davantage. Les États dépensent plus pour les services correctionnels que les collectivités locales, avec des niveaux similaires pour les tribunaux.
Selon le recensement américain des gouvernements, les États et collectivités locales ont dépensé 115 milliards de dollars pour la police en 2017, plus 127 milliards pour les tribunaux et corrections. Ces fonds servent quasi exclusivement aux coûts de fonctionnement : 96 % pour les salaires et avantages des policiers, et 97 % pour les corrections et tribunaux.
Depuis les années 1970, la police représente environ 4 % des budgets étatiques et locaux. En dollars, ces montants ont explosé : de 42,3 milliards en 1977 à 114,5 milliards en 2017 (analyse Urban Institute sur données U.S. Census Bureau). Les corrections et tribunaux ont suivi la même tendance.
Les dépenses varient énormément : les villes allouent 25 à 40 % de leur budget à la police (Action and Race Economy Center). Los Angeles : 52 %, San Francisco : 11 %.
En 2017 : 115 milliards pour la police (4 % des dépenses directes), 79 milliards pour les corrections (3 %) et 48 milliards pour les tribunaux (2 %).
Les États-Unis ont un système policier complexe et décentralisé, issu du common law anglais, des gardiens privés et du vigilantisme. Le premier département moderne date de 1845 à New York.
La Commission Wickersham (1929) critiquait le contrôle politique local. Aujourd'hui, responsabilités chevauchent : police municipale, d'État, shérifs, etc. Le Bureau of Justice Statistics (BJS) recensait plus de 15 000 agences en 2016, majoritairement locales et petites (moins de 10 agents).
Les fonds fédéraux ont crû avec la lutte antiterroriste et antidrogue. En 2016 : 100 000 agents fédéraux vs 701 000 locaux/étatiques. Le Violent Crime Control Act (1994) a boosté les budgets.
Le taux de criminalité a chuté : crimes violents -50 %, biens -plus de 50 % (1993-2019, Pew Research).
Programmes controversés comme 1033 et 1122 transfèrent équipement militaire (7,4 milliards $ via DLA). Ferguson (2014) a ravivé le débat.
Autres aides : DOJ (budget 2020 : 29,2 milliards, 51 % police), COPS (14 milliards depuis 1994, 400 millions en 2020) et Byrne JAG (162 millions en 2020).
Les budgets policiers croissent et s'appuient sur l'aide fédérale. Débats post-2020 sur "défendre la police". Biden investit 300 millions dans la police communautaire. Sondages favorisent formation et oversight (Pew).
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