Le flipping immobilier, qui consiste à acheter une maison, la rénover puis la revendre rapidement pour réaliser un profit, reste une stratégie prisée sur le marché immobilier américain.
Aujourd'hui, les formations et émissions TV pullulent pour initier les investisseurs. Pourtant, ce secteur connaît des fluctuations marquées, avec des hauts et des bas notables. UpNest a analysé le rapport annuel 2020 d'ATTOM sur le flipping aux États-Unis, identifiant 10 statistiques essentielles pour comprendre l'état actuel de cette industrie.
Parmi les points saillants : une baisse du nombre de flips pour la première fois depuis 2014 et une préférence croissante pour les achats au comptant. UpNest décortique ces données pour vous.
Plongez dans ces 10 statistiques révélatrices sur le flipping immobilier américain en 2020, malgré une activité en recul, les profits bruts ont grimpé tandis que les marges se contractaient.
1 / 10Les rendements des flips diminuent pour la troisième année consécutive : 41,5 % en 2019, 46,4 % en 2018. Le ROI 2020 est inférieur de plus de 10 % aux pics de 2016-2017 et au plus bas depuis 2011. Ce pourcentage exclut impôts fonciers, coûts de rénovation, intérêts hypothécaires et frais. Parmi les grandes métropoles (1M+ habitants), les plus fortes baisses : Jacksonville (FL) de 52,2 % à 39,4 % ; Richmond (VA) de 84,4 % à 73,6 % ; Cleveland de 108,2 % à 98,5 % ; Birmingham (AL) de 65 % à 58,6 % ; Pittsburgh de 133,8 % à 128,1 %.
2 / 10Les achats en espèces progressent (57,7 % en 2019, 58,2 % en 2018), confirmant la suprématie du cash. Les financements reculent de 42,3 % à 41,7 %. Au T4 2020 vs 2019, +1,5 % pour les financements. Métropoles avec plus de financements : Tuscaloosa (AL) 80,4 % ; Charlottesville (VA) 72 % ; Lexington (KY) 74,8 % ; Syracuse (NY) 67 % ; Duluth (MN) ~67 %.
3 / 10Les ventes de flips chutent de 13,1 % (6,3 % en 2019). 241 630 flips en 2020 vs 245 864 en 2019 (+2 % vs 2018). Pic de ventes en 8 ans en 2019. Experts s'interrogent sur un ralentissement temporaire ou structurel. Profits bruts en hausse malgré ventes en baisse, inverse de 2019.
4 / 10Profit brut moyen record depuis 2005 : 66 300 $ au-dessus du prix d'achat médian. Malgré moins d'activité, +6,6 % vs 2019 (62 188 $). Marge brute = prix revendu - prix d'achat (hors rénovations, estimées 20-33 % de la valeur post-réparation).
5 / 10Malgré baisse globale, ces métropoles (1M+ hab.) progressent : Hartford (CT) de 70,4 % à 83,5 % ; Rochester (NY) de 68,4 % à 80,4 % (+17,5 %) ; Milwaukee (WI) de 64,4 % à 76,4 % ; Austin (TX) de 12,4 % à 23,5 % ; Philadelphie de 100 % à 107,2 %.
6 / 10Baisses les plus marquées Ouest/Sud : San Antonio (TX) -27,3 %. 9/10 pires baisses de ces régions. 126/198 MSA (min. 100 flips, 200k hab.) en recul.
7 / 10Covid impacte : T3 2020 pic à 192 jours (plus haut depuis 2003), vs 184 jours T2, 177 jours 2019, 178 jours 2018.
8 / 10Sur 3 143 comtés US, 31/741 (min. 50 flips) ≥10 % : Macon (TN) 14,3 % ; Lincoln (MO) 14 % ; Clayton (GA) 14 % ; Shelby (TN) 13,8 % ; Warren (TN) 13,7 %. Vs 34 en 2019.
9 / 10Sur 6 806 ZIP (pop. ≥5k, min. 10 flips) : 5 à Memphis (TN). Top : 38116 (Shelby, Memphis) 31,5 % ; 45207 (Hamilton, Cincinnati) 29,8 % ; 38127 (Shelby, Memphis) 28 % ; etc.
10 / 10Parmi 53 MSA ≥1M hab., pires profits : Raleigh (NC) 30 000 $ ; écart 16 000 $ avec Charlotte (NC). Meilleurs : San Jose (CA) 274 000 $ ; San Francisco, San Diego, Los Angeles (CA) ; New York 152 000 $.