Le Rendu Droits Acquittés (DDP), ou Delivered Duty Paid en anglais, est un Incoterm par lequel le vendeur prend en charge l'ensemble des responsabilités, risques et coûts liés au transport des marchandises jusqu'à leur remise à l'acheteur au lieu convenu dans son pays. Cela inclut les frais de transport, les droits d'exportation et d'importation, l'assurance et toute dépense accessoire.
Le DDP place la responsabilité maximale sur le vendeur, qui doit gérer le dédouanement à l'importation, payer les taxes et droits, et organiser le transport. Le transfert de risque intervient seulement lorsque les marchandises sont mises à disposition de l'acheteur. Un accord précis sur les modalités de paiement et le lieu exact de destination est indispensable.
Développé par la Chambre de Commerce Internationale (CCI) pour standardiser le commerce maritime mondial, le DDP est largement utilisé dans les transactions internationales. Ses avantages profitent principalement à l'acheteur, qui réduit ses engagements et coûts, au détriment du vendeur.
Le vendeur sélectionne et paie le transporteur, obtient le dédouanement dans le pays de l'acheteur (y compris les autorisations nécessaires) et, le cas échéant, une licence d'importation. Il n'est toutefois pas tenu du déchargement.
Ses obligations incluent : fourniture des marchandises, contrats et documents associés, emballage d'exportation, conformité aux exigences douanières d'export et d'import, paiement des frais de transport jusqu'à la livraison finale, obtention de preuves de livraison, inspections et notification à l'acheteur. En cas de dommage ou perte pendant le transport, le vendeur supporte les coûts.
Le dédouanement à l'importation n'est pas toujours feasible pour le vendeur étranger, en raison des complexités locales. Dans certains pays, il est préférable que l'acheteur, mieux informé, s'en charge. Un échec peut entraîner des retards douaniers, des coûts supplémentaires ou des changements de mode de transport.
Le DDP convient lorsque les coûts d'approvisionnement sont stables et prévisibles. Réservé aux fournisseurs expérimentés, il expose le vendeur à des risques majeurs. Pour les exportateurs américains, par exemple, il implique une exposition à la TVA (jusqu'à 20 %), non remboursable, ainsi qu'à des frais de stockage, surestaries ou corruption.
Les importateurs américains perdent en visibilité sur la chaîne logistique et risquent des surcoûts masqués (jusqu'à 3 000-7 000 $ sur les factures de transport). Une mauvaise gestion peut causer des inspections douanières, retards ou recours à des transporteurs peu fiables.
Dans le cadre de la gestion de la relation client (CRM), les entreprises logistiques doivent investir dans des outils CRM performants pour optimiser les opérations DDP.
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