L'élasticité-prix de la demande mesure la sensibilité de la quantité demandée d'un bien ou service à une variation de son prix. Elle est calculée mathématiquement comme suit :
Élasticité-prix de la demande =
(Variation en pourcentage de la quantité demandée) / (Variation en pourcentage du prix)
Les économistes utilisent cet indicateur pour analyser comment les changements de prix influencent l'offre et la demande d'un produit.
Certaines demandes sont très inélastiques : une baisse de prix n'augmente pas beaucoup les volumes, et une hausse n'en réduit que peu. L'essence en est un exemple classique. Les conducteurs, compagnies aériennes ou transporteurs routiers continuent d'acheter selon leurs besoins.
À l'inverse, d'autres biens sont hautement élastiques : les variations de prix entraînent des changements significatifs dans la demande ou l'offre.
Les marketeurs visent souvent à rendre la demande inélastique en différenciant leur produit des concurrents.
Si la quantité demandée varie proportionnellement plus que le prix, le bien est élastique. Si elle varie moins, il est inélastique.
Plus les substituts sont nombreux et accessibles, plus la demande est élastique. Par exemple, si le prix du café augmente, les consommateurs passent facilement au thé.
Les achats non essentiels (ex. : nouvelle machine à laver si l'ancienne fonctionne) sont plus élastiques. Les produits de luxe, addictifs (tabac) ou complémentaires (cartouches d'imprimante) sont souvent inélastiques, faute de substituts satisfaisants.
Les ventes flash diffèrent des hausses durables. Les consommateurs tolèrent souvent les variations saisonnières sans changer leurs habitudes.
Si le prix des pommes baisse de 6 % (de 1,99 $ à 1,87 $ le boisseau) et que la quantité demandée augmente de 20 %, l'élasticité est : 20 % / 6 % = 3,33. La demande est donc élastique.
Règles générales :
La présence de substituts acceptables, comme pour les biscuits, voitures de luxe ou café.
Sa nature essentielle ou addictive, comme l'essence, le lait ou les iPhones.
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