La bonne volonté, ou goodwill, est un actif incorporel enregistré lors de l'acquisition d'une entreprise. Elle représente la différence entre le prix d'achat et la juste valeur nette des actifs identifiables acquis moins les passifs assumés. Elle reflète des éléments comme la valeur de la marque, la fidélité client, les relations employés ou une technologie exclusive.
Le calcul est simple en théorie : Bonne volonté = P - (A - L), où P = prix d'achat, A = juste valeur des actifs, L = juste valeur des passifs. En pratique, il est complexe en raison des estimations.
Elle apparaît lors d'acquisitions. Un excédent positif indique une prime payée pour la valeur intangible ; un négatif (rare) signale un achat à bas prix, comme en cas de détresse. Inscrite au bilan comme actif à long terme, elle est testée annuellement pour dépréciation.
Les méthodes varient car elle intègre des projections de flux de trésorerie futures. Cela complique les comparaisons entre entreprises ayant ou non réalisé d'acquisitions.
Une dépréciation survient si la valeur marchande chute (baisse de cash-flows, concurrence accrue...). Tests : approche par résultats (flux actualisés) ou marché (comparables sectoriels). La perte réduit le bilan, le résultat net, l'EPS et le cours de bourse. Le FASB envisage un retour à l'amortissement périodique pour plus d'objectivité.
La bonne volonté est une prime d'acquisition non vendable seule, à durée indéfinie. Les autres (licences...) ont une durée finie et sont amortissables.
Difficile à évaluer, un goodwill négatif (gain en résultat) apparaît en ventes forcées. En insolvabilité, elle perd toute valeur, impactant les capitaux propres résiduels.
Si les actifs nets de ABC valent 12 milliards USD et l'achat 15 milliards, goodwill = 3 milliards. Exemple réel : fusion T-Mobile-Sprint (2018), valorisée 35,85 milliards USD ; actifs 78,34 Md, passifs 45,56 Md → nets 32,78 Md → goodwill 3,07 Md USD.
Actif incorporel au bilan, non amorti mais testé pour dépréciation périodique. Une dépréciation réduit les bénéfices.
Les investisseurs scrutent le goodwill pour détecter surévaluations potentielles (risque de dépréciation) ou sous-évaluations. Ils analysent la justification (marque, clients...).
Petite entreprise : actifs nets 1 M USD, achetée 1,2 M → goodwill 0,2 M justifié par popularité locale. Chute de marque → dépréciation possible.
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