Le mercantilisme fut un système économique dominant en Europe du XVIe au XVIIIe siècle. Fondé sur l'idée que la richesse mondiale est statique, il visait à accumuler or et argent en favorisant les exportations et en restreignant les importations par des tarifs douaniers.
Émergé en Europe au XVIe siècle, le mercantilisme succède au féodalisme. L'Angleterre, pauvre en ressources naturelles, impose des politiques comme le Sugar Act (1764) pour favoriser ses produits et le Navigation Act (1651) pour contrôler les flux commerciaux, générant une balance excédentaire.
Sous ce régime, la santé économique se mesurait aux stocks de métaux précieux, boostés par la construction, l'agriculture et une flotte marchande robuste.
Figure emblématique, Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), contrôleur des finances de Louis XIV, applique ces théories pour contrer la Hollande. Il renforce la marine française pour sécuriser les routes commerciales, malgré des résultats mitigés à long terme.
Les colonies subissent des restrictions sévères :
Les partisans y voyaient une protection mutuelle ; les critiques, un frein au commerce libre. Les taxes post-Sept Ans et le Boston Tea Party (1773) mènent à l'indépendance.
Les États soutiennent monopoles via compagnies comme la British East India Company, préfigurant le capitalisme avec actions et profits.
L'impérialisme impose le mercantilisme par la force, comme dans les colonies américaines britanniques.
Adam Smith, dans La Richesse des nations, prône la spécialisation et le libre-échange pour plus d'efficacité. Aujourd'hui, protections résiduelles persistent, comme les quotas USA-Japon post-1945.
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