Une corrélation négative décrit une relation entre deux variables où l'une augmente lorsque l'autre diminue, et vice versa.
En statistiques, une corrélation négative parfaite vaut -1,0, tandis que 0 indique l'absence de corrélation et +1,0 une corrélation positive parfaite. Cela signifie que les mouvements des variables sont systématiquement inverses.
Une corrélation négative, ou inverse, indique que deux variables évoluent statistiquement en directions opposées. Par exemple, si X augmente, Y diminue, et inversement.
Le coefficient de corrélation mesure cette force : -0,1 signale une faible corrélation négative, tandis que -0,9 en indique une forte. Plus il approche de -1, plus la relation est inverse et parfaite.
Un coefficient de +1 marque une corrélation positive parfaite, et 0 une indépendance totale. Noté « r » ou « R », il s'obtient par régression. Son carré (R²) exprime en pourcentage la variance expliquée : un R² de 0,81 signifie que 81 % des variations d'une variable s'expliquent par l'autre.
La corrélation n'est pas figée : elle fluctue souvent entre positif et négatif au fil du temps.

Clé en gestion de portefeuille, elle permet une diversification efficace entre secteurs ou zones géographiques, réduisant la volatilité et lissant les rendements à long terme. C'est au cœur de l'allocation stratégique d'actifs.
Exemple classique : actions et obligations. En phase de croissance économique, les actions surpassent les obligations ; en ralentissement, avec des taux d'intérêt en baisse, les obligations prennent le relais.
Pour un portefeuille de 100 000 € (60 % actions, 40 % obligations) :
- Année forte : actions +12 %, obligations -2 % → rendement global 6,4 %.
- Année faible : actions -5 %, obligations +8 % → rendement 0,2 %.
Comparé à 100 % actions (12 % puis -5 %), la diversification atténue la volatilité.
Actions et obligations ont une corrélation négative historique, mais de 2008 à 2018, elle a varié de -0,8 à +0,2 (source : BlackRock).
Les prix du pétrole brut et les actions des compagnies aériennes : hausse du pétrole pèse sur les coûts en kérosène, freinant les profits aériens ; baisse du pétrole les booste.
Investir dans les compagnies aériennes hedge ainsi l'exposition au secteur énergétique, corrélé positivement au pétrole.
Cette relation n'est pas absolue : en boom économique, pétrole et aérien montent ensemble ; en récession, ils chutent de conserve.
Quand la corrélation négative s'effondre, les portefeuilles souffrent. Fin 2018, craintes de hausses de taux Fed ont fait chuter actions et obligations, rompant leur lien inverse habituel.
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