La quadruple sorcellerie désigne une date spécifique où expirent simultanément quatre types de produits dérivés : les contrats à terme sur indices boursiers, les options sur indices, les options sur actions individuelles et les contrats à terme sur actions uniques. Ces expirations se produisent le troisième vendredi de mars, juin, septembre et décembre, tandis que les options sur actions et indices expirent chaque mois.
Similaire à la triple sorcellerie (trois marchés) ou à la double sorcellerie (deux marchés), la quadruple sorcellerie a remplacé la triple depuis l'introduction des contrats à terme sur actions uniques en novembre 2002. Les termes sont souvent interchangeables. Le nom évoque la volatilité des dérivés, inspirée du folklore où l'heure des sorcières apporte malchance.
Les options sont des dérivés donnant le droit (non l'obligation) d'acheter (call) ou vendre (put) un titre sous-jacent à un prix d'exercice prédéfini. Elles expirent le troisième vendredi mensuel. Un call profite d'une hausse, un put d'une baisse.
Similaires aux options sur actions, mais sur un indice comme le S&P 500. Réglementées en espèces, sans propriété d'actions individuelles.
Accords standardisés pour acheter/vendre 100 actions à une date future. L'acheteur prend livraison, sans dividendes.
Permettent de parier sur la direction d'un indice, avec règlement en espèces. Utilisés pour spéculer ou couvrir un portefeuille.
Ces journées voient un volume record dû aux règlements automatiques des positions in-the-money (calls si cours > strike, puts si cours < strike). Post-expiration, les indices comme le S&P 500 tendent à corriger, sans volatilité systématique, grâce aux investisseurs institutionnels et instruments de couverture diversifiés.
Les traders clôturent (offset), prennent livraison ou roulent (rolling) leurs positions. Exemple : un E-mini S&P 500 à 2 100 points vaut 105 000 $ (indice x 50).
Les gros blocs créent des distorsions temporaires exploitables, boostant le volume. Avantages : gains potentiels ; inconvénients : risques élevés, rentabilité modeste.
Volume de 10,8 milliards d'actions (vs 7,5 milliards en moyenne, source Reuters). Gains hebdomadaires : S&P 500 +2,9 %, Nasdaq +3,8 %, DJIA +1,6 %, mais modérés le jour J.
Quatre dérivés expirent ensemble, évoquant l'heure folklorique des sorcières.
Troisième vendredi de mars, juin, septembre, décembre, à 16h HE.
Volume et volatilité accrus ; risques pour positions gamma, opportunités d'arbitrage.
Pinning : cours attirés vers strikes à fort open interest via gamma hedging.
[]