La vélocité de la monnaie mesure le rythme auquel la monnaie circule dans une économie. Elle indique le nombre de fois qu'une unité monétaire est échangée pour des biens et services sur une période donnée. En d'autres termes, c'est le taux auquel consommateurs et entreprises dépensent collectivement.
Elle se calcule généralement comme le rapport entre le produit intérieur brut (PIB) nominal et la masse monétaire M1 ou M2 d'un pays.
La vélocité de la monnaie gauge l'utilisation active de la monnaie en circulation pour les achats de biens et services. Elle aide économistes et investisseurs à évaluer la vitalité économique : une valeur élevée signale une économie dynamique, tandis qu'une faible vélocité évoque récession ou contraction.
Complémentaire à des indicateurs comme le PIB, le chômage ou l'inflation, elle suit les cycles économiques. Les économies avancées affichent souvent une vélocité plus haute. En expansion, les dépenses s'accélèrent ; en contraction, la prudence freine la circulation monétaire.
Corrélée au PIB et à l'inflation, elle monte avec la croissance et baisse en récession.
Imaginons une économie avec deux agents, A et B, chacun disposant de 100 € en espèces. A achète une voiture à B pour 100 € (B a 200 €). B achète une maison à A pour 100 € et paie 100 € supplémentaires pour travaux (A a 200 €). B vend ensuite une voiture à A pour 100 € (retour à 100 € chacun). Total des transactions : 400 €, pour une masse monétaire de 200 €. Vélocité = 400 ÷ 200 = 2.
Cet exemple illustre comment la monnaie multiplie la valeur des échanges.
À l'échelle nationale, elle mesure l'activité transactionnelle globale. Formule standard :
Vélocité de la monnaie = PIB ÷ Masse monétaire
Le PIB (ou PNB) représente la production disponible. M1 inclut espèces et dépôts à vue ; M2 ajoute épargne, dépôts à terme et fonds monétaires. La Fed de Saint-Louis publie ces données trimestrielles.
Les monétaristes (théorie quantitative) voient la vélocité comme stable hors changements d'attentes, liant masse monétaire, vélocité et inflation (MV = PQ). Critiques notent sa variabilité à court terme.
De 1959 à 2007, vélocité M2 moyenne ~1,9 (max 2,198 en 1997). Chute post-2007 due à l'assouplissement quantitatif, nadir à 1,1 en 2020 (COVID-19).

Depuis, légère reprise, mais faible vélocité persiste avec incertitudes et épargne accrue.
Le nombre de rotations annuelles du dollar moyen. Élevée : boom économique ; faible : hoarding.
PIB ÷ M1 ou M2.
Aux États-Unis, chute en 2020 due à COVID-19 : activité réduite, épargne boostée par incertitudes (Fed St. Louis).
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