Le capital-risque, ou VC (Venture Capital), est une forme de capital-investissement destinée aux startups et petites entreprises à fort potentiel de croissance à long terme. Fournis par des investisseurs fortunés, des banques d'investissement ou des institutions financières, ces fonds peuvent prendre la forme de capitaux monétaires, d'expertise technique ou managériale. Ils ciblent particulièrement les entreprises innovantes prêtes à une expansion rapide.
Bien que risqué pour les investisseurs, le VC offre des rendements potentiellement exceptionnels. Pour les jeunes pousses (moins de deux ans d'activité) sans accès aux prêts bancaires ou marchés boursiers, il représente une source de financement essentielle. En contrepartie, les investisseurs obtiennent des parts dans l'entreprise et influencent ses décisions stratégiques.
Dans un accord VC, de larges parts de propriété sont vendues à des investisseurs via des sociétés en commandite gérées par des firmes spécialisées. Contrairement au capital-investissement classique, le VC se focalise sur les entreprises émergentes cherchant un premier financement substantiel, tandis que le private equity cible des structures plus matures.
Sous-ensemble du private equity, le VC émerge après la Seconde Guerre mondiale. Georges Doriot, professeur à Harvard, est considéré comme son père : en 1946, il fonde l'American Research and Development Corporation (ARD) et lève 3,5 millions de dollars pour des technologies issues de la guerre. Son premier investissement (200 000 $ dans une firme de rayons X anticancéreux) génère 1,8 million en 1955 lors de l'introduction en bourse.
La crise financière resserre les financements institutionnels, mais l'essor des licornes (startups valorisées à plus d'un milliard) attire fonds souverains et private equity dans un contexte de bas taux d'intérêt.
Initialement financé par le Nord-Est, le VC migre vers la Silicon Valley avec l'essor tech. Fairchild Semiconductor (1957, financée par Sherman Fairchild) marque le début. Arthur Rock lance Davis & Rock, investissant dans Intel et Apple. En 1992, 48 % des investissements VC vont à la côte Ouest. En Q4 2021, la baie de San Francisco domine avec 630 deals pour 25 milliards de dollars (PitchBook/NVCA).
Les startups US captent près de 330 milliards en 2021, doublant le record de 2020 (166,6 milliards).
Les réformes boostent le secteur : SBIC (1958) pour allègements fiscaux ; ERISA (1979) autorisant 10 % des pensions en startups ; réduction impôt gains en capital (49 % à 20 % en 1981). Boom des années 1980 (4,9 milliards en 1987), suivi d'un pic internet (30 milliards estimés), écroulé par l'éclatement de la bulle.
Pour startups émergentes, le VC vient d'individus fortunés (HNWI, ou business angels) et firmes VC. La NVCA regroupe des centaines de fonds soutenant l'innovation. Les angels, souvent ex-entrepreneurs, ciblent secteurs familiers, avec co-investissements fréquents.
1. Soumission d'un business plan. 2. Due diligence approfondie (modèle économique, équipe, etc.). 3. Investissement en equity, souvent par tranches, avec mentoring. 4. Exit via IPO, acquisition ou fusion (4-6 ans).
Les VC, souvent MBA ou ex-analystes, se spécialisent par secteur.
Début par presse financière (Wall Street Journal, Financial Times). Journée de réunions : revues portefeuille, due diligence, pitchs entrepreneurs. Suivi actif des investissements.
Du soutien actif (Doriot) à une industrie mature. Dominé par tech (Internet, santé, hardware), mais diversifié (Staples, Starbucks). Géants comme Google, Intel lancent leurs fonds VC. En 2021, record 330 milliards, boosté par méga-deals et investisseurs non-traditionnels.
Il fuel l'innovation en répartissant risques des startups, offrant equity aux investisseurs pour des rendements massifs.
Élevé : 3-4/10 startups échouent totalement ; 3-4 perdent ; 1-2 explosent.
25-50 % selon stade et négociations.
VC est un sous-ensemble : PE inclut LBO, mezzanine, etc.
VC : pros, portefeuilles diversifiés, réseaux. Angels : individuels, premiers investisseurs, moins structurés.
2021 : 330 milliards levés (NVCA/PitchBook). Hausse méga-deals avancés, investisseurs alternatifs. Deals en baisse (prévision 8 406 en 2022 vs 12 362 en 2020).
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