Les dix dernières années ont été décisives pour la main-d'œuvre américaine, marquées par des changements structurels profonds. La Grande Récession de 2008, la plus grave crise économique depuis la Grande Dépression, a impacté tous les secteurs, entreprises et travailleurs. L'essor des médias sociaux, des smartphones et d'Internet a révolutionné les habitudes quotidiennes, y compris au travail, modifiant les échanges commerciaux et les relations employeur-employé.
Pour analyser ces évolutions, Stacker s'est appuyé sur des sources fiables comme le Bureau of Labor Statistics (BLS) et le Pew Research Center, compilant 25 tendances, technologies, changements démographiques et événements qui ont transformé durablement le marché du travail américain.
Certains changements sont technologiques, comme l'émergence de plateformes comme Uber et Lyft, à l'origine de l'« économie des gigs ». Ce modèle permet à certains de compléter leurs revenus via du travail indépendant, tandis que d'autres y voient une alternative au salariat traditionnel 9-5.
L'accès au haut débit a rendu le télétravail accessible partout, libérant les salariés des contraintes géographiques. Parallèlement, les baby-boomers prolongent leur activité professionnelle, vieillissant la main-d'œuvre. Découvrez ci-après ces 25 évolutions clés.
1 / 25L'un des changements phares est l'essor du télétravail : le nombre de salariés travaillant à domicile au moins partiellement a augmenté de 115 % entre 2005 et 2015 (Manila Recruitment). En 2017, 40 % des employeurs américains offraient davantage d'options de télétravail qu'en 2010.
2 / 25Des millions d'Américains ont troqué des carrières stables contre des missions freelance via Uber, Lyft ou Fiverr. Selon l'étude Gig Economy and Alternative Arrangements, plus de 57 millions de personnes sont freelances, soit un travailleur sur trois.
3 / 25Le papy-boom accélère le vieillissement de la main-d'œuvre. Selon le BLS, les 55 ans et plus représentaient 13,1 % en 2000 ; d'ici 2024, ils seront un quart des actifs, obligeant les entreprises à adapter salaires et avantages.
4 / 25Environ un tiers des retraités reprennent un emploi, par nécessité ou choix, selon la Réserve fédérale, marquant une hausse notable ces dix ans.
5 / 25Les robots envahissent les usines et services. Un rapport de la Brookings Institution estime que 25 % des emplois sont menacés, surtout en production, restauration et transport.
6 / 25Malgré le déclin historique, la relocalisation progresse : +176 000 emplois en 2017 et +264 000 en 2018 (Barron's), meilleure année depuis 1997.
7 / 25Après une chute à 2,5 % (1995-2010), la part des salariés à temps plein avec un job partiel remonte au-delà de 2,5 % ces années 2010.
8 / 25Des 30 % dans les années 1940-50, les syndiqués ne sont plus que 11-12 %. Pourtant, ils bénéficient de meilleurs salaires et conditions.
9 / 25Malgré les promesses, +1,2 % d'emplois délocalisés (14,3 millions), touchant centres d'appels, RH et manufacturing.
10 / 25La « Retailpocalypse » (e-commerce, faillites Sears/Toys "R" Us) et l'automatisation : -140 000 emplois depuis 2017 (Département du Travail via CNBC).
11 / 25De 49 millions d'emplois « haute préparation » en 1980 à 83 millions en 2015 (Pew Research Center), +7 millions entre 2010-2015.
12 / 25Ces emplois bien payés attirent les femmes : 55 % des postes haute qualification en 2015, malgré 47 % de la main-d'œuvre globale.
13 / 25Les Blancs non-hispaniques US : 67 % en 2007, 60 % en 2017 (Pew). Hispaniques : 17 %, immigrants : ~17 %.
14 / 25Avec l'ubiquité des réseaux, les employeurs encadrent les publications pour concilier liberté d'expression et protection de l'image.
15 / 25Dépenses doublées d'ici 2026 (AMN Healthcare). Emplois : +13 500 en 2010 à ~16 000 en 2017.
16 / 2544 des 100 meilleurs jobs 2019 dans la santé (U.S. News & World Report), souvent les mieux payés.
17 / 25De 60 % en 2001 à 53 % en 2013, en baisse continue, impactant l'épargne-retraite.
18 / 25Les 16-24 ans : 14,4 % en 2008, 13,2 % en 2017.
19 / 2542 millions prévus en 2020 (FreshBooks), dont 27 millions quittant le salariat (2018-2020).
20 / 25De 10 % (2009) à 4,1 % (2017), mais durée allongée : 1/3 des chômeurs >1 an en 2011 vs 9,1 % en 2007.
21 / 25Records en retail : >700 000 temporaires Noël 2018.
22 / 2564 % changent ou envisagent de changer <2 ans (2018), +22 % vs 2014, pour booster carrière.
23 / 2566 % en 2007 à <63 % en 2017 (retraite baby-boomers).
24 / 2581 % non-agricole en services (2007) à 84 % (2017).
25 / 2519 % (2007) à 16 % (2017) en mining, foresterie, construction.