La dilution survient lorsqu'une société émet de nouvelles actions, réduisant ainsi le pourcentage de propriété des actionnaires existants. Elle peut aussi résulter de l'exercice d'options sur actions par des employés ou d'autres détenteurs de titres convertibles. L'augmentation du nombre d'actions en circulation diminue la part relative de chaque actionnaire, rendant chaque action moins précieuse.
Une action représente une participation au capital social. Lors d'une introduction en bourse (IPO), le conseil d'administration fixe le nombre initial d'actions, appelé « flottant ». Une émission ultérieure d'actions (offre secondaire) augmente ce flottant et dilue les participations des actionnaires initiaux.
La dilution équivaut à découper le « gâteau » des capitaux propres en plus de parts, chacune plus petite. Votre part reste identique, mais son poids relatif diminue, ce qui est souvent mal perçu.
Elle affecte principalement les actions et le BPA (bénéfice net divisé par le flottant), entraînant souvent une baisse des cours. Les entreprises publient ainsi des BPA non dilué et dilué, simulant l'impact d'émissions futures.
La dilution accompagne les levées de fonds : les nouvelles actions financent la croissance, potentiellement valorisant l'entreprise. Cependant, les actionnaires existants y résistent, d'où les programmes de rachat d'actions pour contrer cet effet. Les splits d'actions, eux, n'entraînent pas de dilution, préservant les pourcentages de détention.
Imaginons une société avec 100 actions détenues par 100 actionnaires (1 % chacun). Une offre secondaire de 100 actions nouvelles divise chaque participation à 0,5 %, réduisant aussi le pouvoir de vote.
Les sociétés annoncent souvent à l'avance leurs émissions. Par exemple, MGT Capital a déposé le 8 juillet 2016 une circulaire détaillant un plan d'options pour son PDG John McAfee et des acquisitions payées en actions et cash, préfigurant une dilution accrue.
Les actionnaires s'opposent à la dilution qui dévalue leurs parts. Les clauses anti-dilution, courantes en capital-risque, limitent ce risque en offrant des actions à prix réduit lors de nouveaux tours de financement.
Dans les options ou titres convertibles, ces clauses protègent contre les émissions à prix inférieur, particulièrement pour les actions privilégiées convertibles.
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