Les produits dérivés sont des contrats financiers dont la valeur dépend d'un actif sous-jacent, d'un panier d'actifs ou d'un indice de référence. Ils sont négociés entre deux ou plusieurs parties, soit sur une bourse réglementée, soit de gré à gré (OTC). Ces instruments permettent d'échanger divers actifs tout en assumant leurs risques associés. Leur prix fluctue en fonction des variations de l'actif sous-jacent et ils sont souvent utilisés pour accéder à des marchés spécifiques ou se couvrir contre les risques.
Un dérivé est un instrument financier complexe négocié entre parties pour accéder à des marchés ou actifs spécifiques. Les actifs sous-jacents incluent actions, obligations, matières premières, devises, taux d'intérêt et indices boursiers. Sa valeur suit les variations de prix de cet actif.
Les dérivés servent à couvrir des positions, spéculer sur les mouvements de prix ou obtenir un effet de levier. Ils s'échangent via courtiers sur bourses comme le Chicago Mercantile Exchange (CME), leader mondial, ou OTC. Les OTC présentent un risque de contrepartie plus élevé (défaut d'une partie), non réglementés contrairement aux boursiers standardisés.
Exemple : un investisseur couvre son risque de change en achetant un forward ou swap sur devises pour fixer un taux.
Originellement conçus pour sécuriser les échanges internationaux face aux fluctuations monétaires, les dérivés sont aujourd'hui polyvalents. Prenons un investisseur européen achetant des actions US en USD : il s'expose au risque EUR/USD. Si l'euro s'apprécie, ses gains en USD perdent en valeur convertis en euros.
Un spéculateur anticipant une hausse de l'euro peut profiter d'un dérivé sans détenir l'actif sous-jacent. Beaucoup sont à effet de levier : petite mise pour contrôler une grande exposition.
Le marché des dérivés croît rapidement, avec des produits sur météo (pluie, ensoleillement) ou plus traditionnels comme contrats à terme, forwards, swaps et options.
Accord standardisé en bourse pour acheter/vendre un actif à prix et date fixés. Utilisés pour couverture ou spéculation. Les parties s'engagent fermement.
Exemple : le 6 novembre 2021, une entreprise achète un future pétrole à 62,22 $/baril (échéance 19 décembre). Si le prix monte à 80 $, elle bénéficie (ou vend le contrat). Un future WTI (CME, 1 000 barils) générerait 17 780 $ de gain pour l'acheteur.
Pas toujours livraison physique ; souvent cash-settled (gain/perte en compte courtage). Courant pour taux d'intérêt, indices, volatilité ou météo.
Similaires aux futures mais OTC, personnalisables (taille, termes). Plus risqués (contrepartie), non standardisés.
Échange de flux financiers (ex. : taux variable vs fixe). Exemple : entreprise XYZ swap un prêt variable (6 %) contre fixe (7 %) avec QRS. Nettoie les différences, transformant le risque.
Autres swaps : change, défaut crédit (impliqués dans la crise 2008).
Droit (non obligation) d'acheter/vendre un actif à prix fixe (strike) avant/à expiration. Styles : américain (tout moment), européen (expiration).
Exemple put protecteur : couvre 100 actions à 50 $ (coût 200 $). Si chute à 40 $, exercice limite perte. Call spéculatif : achat potentiel à 50 $ si hausse à 60 $, gain 800 $ net.

Contrats dérivés d'un actif sous-jacent (ex. future pétrole). Marché notional > 600 000 milliards $.
Futures, options, swaps crédit. Personnalisables OTC.
Couverture (pétrole, change), levier ; mais contrepartie, systémique, leverage.
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