Une acquisition se produit lorsqu'une société achète la majorité ou la totalité des actions d'une autre entreprise pour en prendre le contrôle. L'acquisition de plus de 50 % des actions et actifs permet à l'acheteur de décider librement des actifs sans approbation des autres actionnaires. Courantes en affaires, les acquisitions peuvent être amicales, avec l'accord de la cible (souvent assorties d'une clause de non-sollicitation), ou hostiles.
Si les acquisitions de grands groupes font les gros titres, les fusions-acquisitions (M&A) sont plus fréquentes chez les PME qu'entre géants.
Les entreprises acquièrent pour des raisons stratégiques : économies d'échelle, diversification, parts de marché, synergies, réduction des coûts ou accès à des niches. Parmi les motifs principaux :
Acheter une entreprise locale facilite l'implantation : personnel, marque et actifs incorporels assurent un démarrage solide.
Face à des contraintes logistiques ou d'épuisement de ressources, acquérir est plus efficace qu'agrandir. Les jeunes pousses prometteuses boostent les revenus.
En cas de sur-offre, consolider élimine rivaux et optimise les fournisseurs.
Plus rentable que développer en interne, surtout si la cible maîtrise déjà la tech.
Les dirigeants doivent mener une due diligence approfondie avant toute opération.
"Acquisition" évoque une transaction amicale ; "rachat" ou "prise de contrôle" une opération hostile ; "fusion" la création d'une nouvelle entité. Les termes se chevauchent souvent.
La cible approuve via son conseil d'administration. Intérêts mutuels guident l'évaluation des actifs et finances.
Sans accord, l'acquéreur rachète massivement des actions pour forcer la majorité (OPA hostile).
Entre égaux (taille, clients), pour une valeur combinée supérieure.
Clés d'évaluation :
Ère de la bulle internet : Yahoo ! rachète Broadcast.com (5,7 Md$), AtHome Excite (7,5 Md$). Priorité à la croissance sur la rentabilité.
AOL (leader internet) acquiert Time Warner (médias traditionnels) pour 165 Md$, record historique. Synergies attendues capotent ; dissolution en 2009. Verizon rachète AOL en 2015 (4,4 Md$).
AT&T finalise pour 85,4 Md$ après bataille judiciaire, boostant son empire médias. Impact durable sur le secteur.
Les M&A restent dynamiques.
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