La diversification est une stratégie éprouvée de gestion des risques qui consiste à combiner une grande variété de placements dans un portefeuille. Un portefeuille diversifié intègre différents types d'actifs et véhicules d'investissement afin de limiter l'exposition à un seul actif ou risque. Cette approche repose sur le principe qu'un portefeuille composé de divers actifs génère, à long terme, des rendements supérieurs en moyenne tout en réduisant le risque lié à un titre ou actif individuel.
Les actifs du portefeuille peuvent être diversifiés non seulement entre catégories, mais aussi au sein de celles-ci, en investissant sur des marchés étrangers et nationaux. L'objectif est que les performances positives d'un secteur compensent les pertes d'un autre.
Des études et modèles mathématiques démontrent qu'un portefeuille bien diversifié de 25 à 30 actions offre le meilleur niveau de réduction des risques. Au-delà, les bénéfices additionnels diminuent significativement.
La diversification atténue les risques non systématiques en faisant en sorte que les gains de certains investissements compensent les pertes des autres. Ces avantages ne s'appliquent que si les actifs ne sont pas parfaitement corrélés, c'est-à-dire qu'ils réagissent différemment aux fluctuations du marché.
Les gestionnaires de fonds et investisseurs allouent des pourcentages spécifiques à chaque classe d'actifs, telles que :
Ensuite, la diversification s'opère au sein des classes, par exemple via des actions de secteurs peu corrélés ou de différentes capitalisations. Pour les obligations, on opte pour des émissions d'entreprises de qualité, bons du Trésor, obligations municipales ou à haut rendement.
Investir à l'étranger offre une diversification supplémentaire, les actifs étrangers étant moins corrélés aux nationaux. Par exemple, un ralentissement aux États-Unis impacte moins le Japon, protégeant ainsi le portefeuille.
Les contraintes de temps et de budget rendent la diversification difficile pour les investisseurs individuels. Les fonds communs de placement et ETF résolvent cela en offrant une exposition diversifiée à faible coût. Un portefeuille de 100 000 € peut ainsi être réparti sans chevauchements via des ETF ciblés.
Si elle réduit le risque et la volatilité, la diversification augmente les coûts de gestion et de transaction. Elle limite aussi les gains à court terme, comme si 120 000 € sont répartis sur six actions et qu'une double de valeur : le gain est moindre qu'en misant tout sur elle. À long terme, cependant, les portefeuilles diversifiés surpassent souvent les concentrés.
Les stratégies de bêta intelligent diversifient en suivant des indices, mais pondèrent les actions sur des fondamentaux (ROE, dette/capitaux propres) plutôt que la seule capitalisation. Exemple : l'ETF iShares Edge MSCI USA Quality Factor a surperformé le S&P 500 de 90,49 % vs 66,33 % depuis 2013.
Un investisseur agressif peut combiner l'ETF iShares MSCI Japan, l'ETF Vanguard Australian Government Bond et l'ETN iPath Bloomberg Cotton pour une diversification réelle, grâce à des corrélations faibles et une transparence des avoirs.
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