Selon le contexte, le taux d'actualisation désigne deux concepts financiers distincts.
Les banques commerciales américaines disposent de deux options principales pour emprunter à court terme : le marché interbancaire ou la Fed via la fenêtre d'escompte.
Cette fenêtre, gérée par les 12 banques régionales de la Fed, permet de combler des déficits de liquidité ou d'éviter la faillite. Les prêts sont généralement d'une durée de 24 heures, au taux d'escompte fixé par les conseils d'administration des banques de la Fed et approuvé par le Conseil des gouverneurs.
La Fed propose trois programmes de prêts avec des taux progressifs :
Tous ces prêts sont garantis par des collatéraux.
Les banques l'utilisent avec parcimonie, car ces taux sont supérieurs aux taux interbancaires et signalent une faiblesse potentielle. L'usage culmine en période de crise.
Fin 2007, le taux primaire passe de 6,25 % à 5,75 %. En octobre 2008, post-faillite de Lehman Brothers, les emprunts atteignent 403,5 milliards de dollars (contre 0,7 milliard en moyenne historique). Les durées sont étendues à 30 puis 90 jours, avant retour à la normale.
Hors États-Unis : La BCE propose des facilités similaires de refinancement marginal avec collatéraux.
En DCF, il estime la valeur actuelle d'un investissement via la valeur temporelle de l'argent. On prévoit les flux futurs, on les actualise : VAN positive = projet viable.
Exemple : 110 € dans un an à 10 % valent 100 € aujourd'hui.
La VAN doit être positive pour valider l'investissement.
Un taux plus élevé réduit la valeur actuelle des flux futurs, rendant les projets moins attractifs. Inversement pour un taux bas.
Adaptez-le au risque : coût d'opportunité pour investisseurs, WACC ou rendement historique pour entreprises, taux sans risque si pertinent.
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