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Taux d'actualisation : définition, taux d'escompte de la Fed et analyse DCF

Qu'est-ce qu'un taux d'actualisation ?

Selon le contexte, le taux d'actualisation désigne deux concepts financiers distincts.

  • Dans le domaine bancaire, il s'agit du taux d'intérêt appliqué par la Réserve fédérale (Fed) aux banques commerciales et institutions financières pour des prêts à court terme.
  • En analyse financière, c'est le taux utilisé dans le calcul des flux de trésorerie actualisés (DCF) pour déterminer la valeur actuelle des flux futurs.

Points clés à retenir

  • Le "taux d'actualisation" peut renvoyer au taux d'escompte de la Fed pour les prêts à court terme ou au taux de remise en analyse DCF.
  • En politique monétaire, les prêts à escompte sont un outil essentiel de la Fed en tant que prêteur de dernier ressort.
  • En DCF, il reflète la valeur temporelle de l'argent et détermine la rentabilité d'un investissement.

Comment fonctionne le taux d'escompte de la Fed ?

Les banques commerciales américaines disposent de deux options principales pour emprunter à court terme : le marché interbancaire ou la Fed via la fenêtre d'escompte.

Cette fenêtre, gérée par les 12 banques régionales de la Fed, permet de combler des déficits de liquidité ou d'éviter la faillite. Les prêts sont généralement d'une durée de 24 heures, au taux d'escompte fixé par les conseils d'administration des banques de la Fed et approuvé par le Conseil des gouverneurs.

Les trois niveaux des prêts à la fenêtre d'escompte

La Fed propose trois programmes de prêts avec des taux progressifs :

  • Programme de crédit principal : Pour les institutions financièrement saines, à un taux supérieur aux taux de marché.
  • Programme de crédit secondaire : Pour les autres, à 50 points de base (0,5 %) au-dessus du taux principal.
  • Programme de crédit saisonnier : Pour les petites banques régionales (agriculture, tourisme), avec des taux plus élevés en raison du risque.

Tous ces prêts sont garantis par des collatéraux.

Utilisation du taux d'escompte

Les banques l'utilisent avec parcimonie, car ces taux sont supérieurs aux taux interbancaires et signalent une faiblesse potentielle. L'usage culmine en période de crise.

Exemple concret : la crise de 2008

Fin 2007, le taux primaire passe de 6,25 % à 5,75 %. En octobre 2008, post-faillite de Lehman Brothers, les emprunts atteignent 403,5 milliards de dollars (contre 0,7 milliard en moyenne historique). Les durées sont étendues à 30 puis 90 jours, avant retour à la normale.

Hors États-Unis : La BCE propose des facilités similaires de refinancement marginal avec collatéraux.

Le taux d'actualisation en analyse des flux de trésorerie (DCF)

En DCF, il estime la valeur actuelle d'un investissement via la valeur temporelle de l'argent. On prévoit les flux futurs, on les actualise : VAN positive = projet viable.

Exemple : 110 € dans un an à 10 % valent 100 € aujourd'hui.

Quel taux d'actualisation choisir ?

  • Pour actifs sans risque : taux des bons du Trésor.
  • Pour projets d'entreprise : WACC (coût moyen pondéré du capital).

La VAN doit être positive pour valider l'investissement.

Impact d'un taux d'actualisation élevé

Un taux plus élevé réduit la valeur actuelle des flux futurs, rendant les projets moins attractifs. Inversement pour un taux bas.

Calcul du DCF

  1. Prévoir les flux de trésorerie attendus.
  2. Choisir le taux d'actualisation (coût d'opportunité ou WACC).
  3. Actualiser les flux (via tableur ou calculatrice).

Choix du taux approprié

Adaptez-le au risque : coût d'opportunité pour investisseurs, WACC ou rendement historique pour entreprises, taux sans risque si pertinent.

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