Le taux de rendement minimal (TRM), également appelé rendement d'équilibre ou hurdle rate, représente le rendement minimum requis pour un projet ou un investissement. Il est fixé par les gestionnaires ou investisseurs pour guider les décisions stratégiques : poursuivre ou abandonner un projet. Ce seuil compense le risque encouru, les projets plus risqués exigeant un TRM plus élevé.
Pour le déterminer, considérez les risques associés, le coût du capital et les alternatives d'investissement disponibles. Les entreprises utilisent souvent leur coût moyen pondéré du capital (CMPC ou WACC) comme base, ajusté d'une prime de risque.
Essentiel en finance d'entreprise, le TRM évalue la rentabilité des projets futurs en fonction du risque. Si le rendement attendu dépasse le TRM, l'investissement est viable ; sinon, il est rejeté.
Deux méthodes principales :
Une prime de risque est ajoutée au CMPC pour refléter l'incertitude : risque élevé = prime élevée, donc TRM plus haut. Cela élimine les biais subjectifs et assure des décisions objectives basées sur la rentabilité réelle.
Exemple : Une entreprise avec un TRM de 10 % acceptera un projet à TRI de 14 % sans risque majeur, ou une VAN positive actualisée à 10 %.
Amy's Hammer Supply envisage une nouvelle machine boostant les ventes de marteaux (ROI attendu : 11 %). CMPC = 5 %, prime de risque faible = 3 %. TRM = 5 % + 3 % = 8 %.
ROI (11 %) > TRM (8 %) : investissement rentable.
Le TRM privilégie les hauts rendements en % au détriment de la valeur absolue (ex. : 20 % sur 10 $ vs 10 % sur 20 $). La prime de risque, subjective, peut mener à des erreurs : surévaluation du risque = opportunités manquées ; sous-évaluation = pertes.
Il guide les décisions d'investissement en équilibrant risque et rendement.
Biais vers les % élevés, estimation subjective de la prime de risque.
Basez-le sur le CMPC + prime de risque, ou un seuil arbitraire pour VAN. []