Le rendement au pire (Yield to Worst, ou YTW) mesure le rendement minimal qu'un investisseur peut obtenir sur une obligation callable, en supposant qu'elle fonctionne normalement sans défaut. Cette métrique est cruciale pour les obligations dotées d'options de rachat anticipé par l'émetteur, comme une clause de remboursement prématuré.
Le YTW se calcule en se basant sur la première date de rachat possible. Il suppose un remboursement anticipé du principal si l'émetteur exerce son option d'achat, arrêtant ainsi les paiements de coupons. Les émetteurs optent généralement pour ce rachat lorsque les taux d'intérêt baissent, leur permettant d'émettre de nouvelles obligations à un coût moindre.
Le YTW est souvent synonyme de rendement au call (Yield to Call, YTC). Pour l'identifier, comparez le rendement au call et le rendement à l'échéance (YTM) : le YTW est toujours le plus bas, reflétant une période d'investissement raccourcie. Il exclut les scénarios de défaut.
Le YTW est le minimum entre le rendement au rachat et le YTM. Une obligation est callable si l'émetteur peut la rembourser avant échéance. Les options de vente (put) de l'investisseur ne sont pas incluses dans le YTW.
La formule approximative pour le YTC est :
Les rendements sont exprimés annuellement. Pour une obligation non callable, le YTM prime. Pour une callable, le YTW offre une vue prudente du pire scénario.
Le YTM se calcule via l'équation standard du rendement interne :

Autres rendements à considérer : rendement courant et rendement nominal.
[]