Un pot-de-vin est un paiement illégal offert en échange d'un traitement préférentiel ou de services inappropriés. Il peut s'agir d'argent, d'un cadeau, d'un crédit ou de tout objet de valeur. Payer ou accepter des pots-de-vin constitue une forme de corruption qui compromet l'impartialité des décisions d'un employé ou d'un agent public.
Les pots-de-vin adoptent diverses formes, mais reposent tous sur une entente secrète entre deux parties. Par exemple, un comptable peut approuver une facture gonflée pour une entreprise ou un organisme public, en échange d'une part de la surévaluation versée par le fournisseur. Ces schémas, typiques des crimes en col blanc, sont particulièrement difficiles à détecter et à enquêter.
Les pots-de-vin servent aussi à obtenir des recommandations favorables. Un agent gouvernemental gérant un appel d'offres pour un projet d'infrastructure, comme la construction d'un pont, pourrait sélectionner un entrepreneur en échange d'une récompense, au détriment d'un concurrent plus qualifié.
Les contrats d'approvisionnement sont un terrain propice aux pots-de-vin. Lors d'un appel d'offres pour du matériel de bureau, un soumissionnaire pourrait proposer une récompense (argent, billets de concert, etc.) à l'agent d'achat pour remporter le contrat, contournant ainsi la concurrence loyale.
Voici les signes avant-coureurs courants d'un système de pots-de-vin. Leur accumulation augmente les risques :
Les pots-de-vin gonflent les coûts des affaires mondiales et alimentent la corruption gouvernementale. Les entreprises opérant dans des pays corrompus doivent souvent "graisser la patte" à de multiples fonctionnaires. La faible perception de risque d'impunité encourage cette pratique, parfois justifiée par des salaires insuffisants.
Même si c'est une pratique locale, la loi américaine sur les pratiques corruptives à l'étranger (FCPA) interdit aux sociétés cotées à la SEC, aux entreprises américaines et à leurs citoyens ou résidents de corrompre des agents étrangers.
À Wall Street, des courtiers acheminent les ordres vers une bourse spécifique, en violation de l'obligation de meilleure exécution, contre une rémunération appelée "remises". Cela nuit aux clients par des exécutions plus lentes et coûteuses. Bien que minimes par transaction, ces sommes s'accumulent.
Dans la publicité, les pots-de-vin prennent la forme de rabais occultes ou de facturation fictive. Les clients subissent des surcoûts ou un service dégradé, masqués par la baisse des honoraires d'agence et la complexité du marché numérique.
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