La souscription désigne le processus par lequel une personne ou une institution accepte d'assumer un risque financier en échange de frais. Ce risque concerne principalement les prêts, les assurances ou les investissements. Le terme "souscripteur" tire son origine de l'ancienne pratique où chaque preneur de risque signait son nom sous le montant total qu'il était prêt à couvrir pour une prime déterminée.
Au fil du temps, les mécanismes ont évolué, mais la souscription reste une fonction essentielle dans le secteur financier.
La souscription repose sur des recherches approfondies et une évaluation du risque présenté par chaque candidat ou entité. Cela permet de définir des taux d'emprunt justes, des primes couvrant adéquatement les coûts réels des assurances et un marché viable pour les titres. Si le risque est trop élevé, le souscripteur peut refuser la couverture.
Le risque est au cœur de tout processus de souscription : défaut de remboursement pour les prêts, sinistres multiples pour les assurances, ou non-rentabilité pour les investissements.
Pour les prêts, notamment hypothécaires, les souscripteurs analysent la solvabilité de l'emprunteur et la qualité des garanties. En assurance, ils évaluent la santé et répartissent les risques. Pour les titres, via les IPO, ils déterminent la valeur réelle de l'entreprise.
Il en existe trois principaux : prêts, assurances et titres.
Tous les prêts font l'objet d'une souscription, souvent automatisée, basée sur les antécédents de crédit, les finances et les garanties. Le processus dure de quelques minutes à plusieurs semaines.
Les prêts hypothécaires impliquent généralement un souscripteur humain qui examine revenus, dettes, épargne et score de crédit. Le délai est souvent d'une semaine ou moins, avec des approbations conditionnelles fréquentes.
Elle cible le profil du souscripteur potentiel. Autrefois, l'évaluation médicale influençait les tarifs et couvertures en fonction des préexistances ; depuis 2014, la loi sur les soins abordables (aux États-Unis) interdit ces pratiques discriminatoires.
Pour l'assurance-vie, les facteurs incluent âge, santé, mode de vie, profession et antécédents familiaux, menant à une approbation, des conditions ou un refus.
Effectuée pour les investisseurs (banques d'investissement), elle évalue le risque et le prix des titres, souvent lors d'IPO. Le souscripteur achète puis revend avec profit, formant parfois un syndicat.
Elle assure le succès de l'IPO et fournit une vérification diligente aux investisseurs.
Les souscripteurs créent un marché équitable en évaluant les risques et en fixant des prix minimums rentables. Ils refusent les risques excessifs, réduisant les pertes globales et permettant des tarifs compétitifs pour les profils solides.
Il remonte au XVIIe siècle, pour l'assurance maritime : la compagnie signait sous la police pour confirmer sa validité.
Elle réévalue les risques pour assurer la rentabilité : sinistres pour les assurances, défauts pour les prêts, valeur ajustée au risque pour les titres.
Oui, si le risque est trop élevé, en proposant des taux plus hauts ou un refus total, dans le respect des lois anti-discrimination.
Grâce aux technologies, elle est passée de semaines à heures ou jours.
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