Le terme « licorne » (unicorn en anglais) désigne dans l'industrie du capital-risque une startup privée valorisée à plus d'un milliard de dollars. Popularisé en 2013 par Aileen Lee, fondatrice de Cowboy Ventures, un fonds de capital-risque basé à Palo Alto en Californie, ce concept met en lumière la rareté de ces succès fulgurants.
Dans le domaine des ressources humaines (RH), le terme « licorne » décrit aussi un candidat idéal surqualifié pour un poste, créant un décalage entre les attentes des recruteurs et les profils disponibles sur le marché.
Une licorne est une startup privée dont la valorisation dépasse 1 milliard de dollars, un seuil que peu atteignent. Parmi les plus connues aux États-Unis figurent Airbnb, Epic Games, Robinhood et SoFi.
Aileen Lee a introduit le concept dans son article « Bienvenue au Club des Licornes : Leçons des startups à un milliard de dollars ». Elle a analysé les startups logicielles des années 2000 et estimé que seulement 0,07 % atteignaient ce niveau, comparable à la rareté d'une licorne mythique.
Les premières licornes émergent des années 1990, avec Google (aujourd'hui Alphabet) comme super-licorne à plus de 100 milliards. Les années 2000 ont vu naître Meta (ex-Facebook), unique super-licorne de la décennie.
Depuis l'article de Lee, le terme s'applique aux startups tech, mobile et IT à valorisations élevées, souvent spéculatives. Bill Gurley de Benchmark Capital a critiqué les levées de fonds tardives à plus d'un milliard, notant un abandon de l'analyse des risques par peur de rater la prochaine licorne.
Le débat persiste : bulle spéculative comme en 1999 ou nouvelle vague de productivité tech ? Des investisseurs comme SV Angel ont parié tôt sur ces pépites. La mondialisation et les politiques monétaires post-crise ont inondé les marchés de capitaux en quête de licornes.
Les valorisations reposent sur des projections de croissance, non sur des profits immédiats – la plupart sont déficitaires au démarrage. Sans concurrents, l'évaluation est complexe, sans benchmarks clairs. Au-delà de 10 milliards, on parle de « décacornes ».
Uber, Airbnb, SpaceX, Palantir, WeWork, Pinterest aux États-Unis ; Didi Chuxing, Xiaomi, Meituan en Chine. Plus de 1 200 licornes mondiales en 2023, totalisant des milliers de milliards en valorisation.
Nuro, startup de livraison autonome fondée en 2016 par d'ex-ingénieurs de Waymo, est devenue licorne après un investissement de 940 millions de dollars de SoftBank (valorisation : 2,7 milliards). Spécialisée dans les véhicules zéro émission, elle pilote des livraisons en Californie et a atteint 5 milliards en 2020.
Instacart, app de livraison de courses (fondée en 2012 à San Francisco), a levé plus de 2,7 milliards. Partenariats avec Whole Foods, Costco... Valorisation : 13,7 milliards en 2020.
Les recruteurs cherchent souvent des profils « licornes » surqualifiés (multilingues, polyvalents), idéaux mais rares, risquant frustrations et surcharge.
Une startup privée valorisée à plus d'un milliard de dollars.
Plus de 1 200 dans le monde en 2023 (CB Insights), valorisées à des milliers de milliards.
Non, car publique depuis 1997 (IPO à 438 millions de capitalisation).
Pour leur rareté mythique et leur croissance explosive.
Via capital-risque ou attendre leur IPO. Suivez leur évolution.
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