La variabilité mesure l'ampleur des écarts des points de données d'une distribution statistique par rapport à la moyenne, ainsi que les différences entre ces points. En finance, elle s'applique principalement à la fluctuation des rendements des investissements. Comprendre cette variabilité est essentiel pour les investisseurs professionnels, aussi important que l'évaluation des rendements eux-mêmes. Une forte variabilité est associée à un risque accru.
Les investisseurs professionnels considèrent le risque d'une classe d'actifs comme proportionnel à la variabilité de ses rendements. Ils exigent donc des rendements supérieurs pour les actifs volatils, comme les actions ou les matières premières, comparés aux actifs stables tels que les bons du Trésor.
Cette surprime est appelée prime de risque, le supplément de rendement nécessaire pour compenser le risque plus élevé. Si un actif très variable n'offre pas de rendement supérieur, il attire moins d'investisseurs.
Statistiquement, la variabilité s'exprime par la plage (écart max-min), la variance ou l'écart-type. En finance, ces mesures analysent les variations de prix et rendements. La plage indique l'étendue des prix sur une période ; l'écart-type mesure la dispersion autour de la moyenne ; la variance en est le carré.
Le ratio de Sharpe quantifie la récompense par unité de risque : rendement excédentaire (au-delà du sans-risque) divisé par l'écart-type. Il compare les performances ajustées au risque. Un ratio plus élevé signale un meilleur rendement pour un risque donné.
[]