L'Amérique fait face à une crise de la retraite. Selon Vanguard, le solde médian d'un 401(k) pour les investisseurs âgés de 65 ans et plus s'élève à 58 035 $. Or, il faudrait plus d'un million de dollars d'épargne pour générer des intérêts suffisants à couvrir une retraite de 30 ans à 40 000 $ par an.
D'après le U.S. Government Accountability Office, 41 % des Américains âgés de 35 à 64 ans risquent d'épuiser leurs fonds à la retraite. Parmi ceux de 55 ans et plus, 48 % n'ont rien dans leur 401(k) ou comptes individuels de retraite ; 29 % n'ont ni pension, ni IRA, ni 401(k). Avec la Sécurité sociale menacée d'insolvabilité et un avenir incertain pour les millennials, cette crise pourrait marquer l'économie et la politique américaine pour des années.
La retraite n'a pas toujours été si complexe. De l'après-Seconde Guerre mondiale aux années 1980, elle était un avantage à vie pour une carrière loyale. Employés publics et privés bénéficiaient souvent de pensions entièrement financées, complétées par la Sécurité sociale, pour une retraite confortable.
Mais l'essor des coûts de santé, la disparition des pensions, l'allongement de l'espérance de vie et les doutes sur la Sécurité sociale ont rendu la planification aléatoire. Les plus aisés accumulent plus, tandis que les classes ouvrières disposent de moins de ressources et de conseils que leurs parents.
Stacker a analysé les rapports Gallup sur la retraite pour identifier 15 évolutions clés sur 50 ans. Nous explorons comment les mutations économiques – de l'industrie au tertiaire – et facteurs comme la longévité ou les disparités raciales ont transformé le travail et la retraite.
Après 1945, les États-Unis, épargnés par la guerre, dominaient l'industrie mondiale, permettant à l'ouvrier moyen d'accéder à la propriété et à la sécurité. Mais la reconstruction globale a vu émerger des concurrents plus efficaces, poussant les États-Unis vers les services. Beaucoup découvrent que le modèle parental n'existe plus.
Continuez pour voir comment l'épargne-retraite diffère d'il y a 50 ans.
1 / 15 Avec des revenus stagnants et des frais de scolarité explosifs, de nombreux millennials peinent à s'envoler du nid. Les parents puisent souvent dans leur épargne-retraite pour couvrir ces dépenses, compromettant leur sécurité future au profit des besoins actuels.
2 / 15 Jusqu'à récemment, l'âge moyen de retraite aux États-Unis était de 65 ans. Les pensions privées, la richesse accrue et les indemnités d'invalidité ont abaissé cet âge médian, alors que l'espérance de vie grimpe, promettant 10 à 20 ans de retraite ou plus.
3 / 15 Cette tendance n'est pas universelle. La longévité incite beaucoup à prolonger leur carrière. Frais de scolarité, inégalités salariales et raréfaction des pensions rendent la retraite anticipée inaccessible aux revenus modestes.
4 / 15 L'amélioration de la santé prolonge la vie, mais pèse sur la Sécurité sociale et Medicaid. Les individus doivent épargner plus pour anticiper des dépenses croissantes post-retraite.
5 / 15 En 1983, le Congrès a relevé l'âge de retraite pleine de 65 à 67 ans (nés en 1960+), avec retraite anticipée réduite dès 62 ans. Attendre 70 ans booste les prestations de 8 % par an, jusqu'à 132 % à 67 ans.
6 / 15 Autrefois récompense d'une carrière fidèle, les pensions payaient la retraite. Les 401(k) et fonds communs ont permis aux entreprises d'offrir des "prestations" low-cost, transférant le fardeau à l'employé.
7 / 15 Les 401(k) responsabilisent les salariés, exposés aux baisses de marché, à des fonds opaques et à une fiscalité complexe. Le retraité moyen doit désormais maîtriser l'investissement, contrairement à ses parents.
8 / 15 Les fonds communs, gérés activement et fixés en fin de journée, cèdent la place aux ETF indiciels, négociables comme des actions à frais réduits et gestion passive.
9 / 15 Frais moindres et méfiance post-crise 2008 expliquent ce basculement vers les passifs, où les investisseurs gèrent eux-mêmes, acceptant plus de risques.
10 / 15 Faibles rendements obligataires poussent les portefeuilles retraite vers les ETF et actions, loin des obligations traditionnelles.
11 / 15 Post-récession, l'actionnariat a crû de 20 % chez les classes moyennes (1989-2016). Mais 78 % de cette richesse appartient aux 10 % les plus riches (Fed de St. Louis).
12 / 15 Adieu commissions élevées : les brokers sans frais offrent transactions bon marché sans conseil personnalisé, idéal pour les sceptiques du secteur.
13 / 15 Seulement 52 % des Américains épargnent pour la retraite. Familles blanches : 3,5x plus que noires, 2,7x plus que latinos (2016).
14 / 15 Actions et ETF montent, immobilier baisse d'influence post-bulle 2008, touchant surtout les communautés dépendant de la propriété.
15 / 15 Ordonnances, primes et hospitalisations grimpent, amplifiés par une population retraitée plus nombreuse et plus âgée.