Le 20 janvier 2020, le premier cas de nouveau coronavirus a été signalé aux États-Unis. Depuis, la pandémie a bouleversé la vie de millions d'Américains, avec des pertes d'emploi massives et des réductions d'heures dues aux ordonnances de confinement dans presque tous les États. Ces mesures, essentielles pour limiter la propagation du virus, posent toutefois un défi majeur : comment payer le loyer dans les mois à venir ?
Selon le National Multifamily Housing Council, 43 millions de ménages américains sont locataires. Le 2 avril, CNN rapportait une explosion de 3 000 % des demandes d'allocations chômage depuis début mars, avec 6,6 millions de dépôts entre le 22 et le 28 mars. Ces chiffres soulignent une crise inédite pour le paiement des loyers d'avril et mai.
Dans cette analyse, nous examinons les lois fédérales et étatiques modifiées par le COVID-19, basées sur des sources officielles et rapports gouvernementaux. Des moratoires sur expulsions aux réductions de loyers, découvrez les aides pour les locataires. Notez qu'au 1er avril 2020, aucun État ou niveau fédéral n'efface les loyers dus. Certaines mesures d'urgence ont expiré, mais la situation évolue. Restez informés via des sources fiables.
Lisez la suite pour un aperçu complet des adaptations temporaires des lois locatives face à cette pandémie historique.
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Surnommé « l'épicentre » de l'épidémie aux États-Unis, New York est l'État le plus touché. Le 20 mars, le gouverneur Andrew Cuomo a imposé un moratoire de 90 jours sur les expulsions pour non-paiement dans tout l'État. Habituellement possible après 14 jours de retard, les procédures d'expulsion sont gelées jusqu'au 20 juin 2020.
[Photo : Le gouverneur Andrew Cuomo lors d'une conférence de presse le 30 mars 2020 au Jacob Javits Convention Center, New York.]
L'Ellis Act permet aux propriétaires californiens de retirer un bien du marché locatif et d'expulser les locataires. Le 25 mars, le gouverneur Gavin Newsom a autorisé les collectivités locales à adopter des protections. Los Angeles et d'autres ont suspendu l'Ellis Act jusqu'à deux mois après la fin de l'urgence locale.
[Photo : Gavin Newsom devant l'USNS Mercy, arrivée à Los Angeles le 27 mars 2020.]
Les locataires paient généralement leurs utilités (eau, électricité...). Le 19 mars, le gouverneur Jay Inslee a permis à la commission des services publics d'utiliser des fonds d'aide pour soutenir les chômeurs ou sous-employés dus au COVID-19, évitant les coupures.
[Photo : Jay Inslee lors d'une conférence de presse le 11 mars 2020 à Seattle.]
Malgré sa réputation pro-propriétaires, le Texas aide ses locataires. Le 19 mars, la Cour suprême a suspendu les expulsions jusqu'au 19 avril (prolongé localement à Austin et Dallas). Les avis d'évacuation restent possibles.
[Photo : Bâtiment de la Cour suprême du Texas.]
Les tribunaux des juges de paix ont fermé au public du 16 mars au 15 avril 2020, reportant expulsions et saisies (normalement 5-14 jours). Exceptions pour cas essentiels menaçant sécurité ou biens.
Le 20 mars, la gouverneure Gretchen Whitmer a suspendu les expulsions pour non-paiement (habituellement après 7 jours de préavis) jusqu'au 17 avril 2020.
Pas de moratoire étatique, mais Boise a annulé les loyers pour 300 logements sociaux le 22 mars et interdit les expulsions. Statut pour mai incertain.
Seuls les forces de l'ordre exécutent les expulsions. Le 20 mars, le gouverneur J.B. Pritzker a interdit cela jusqu'à nouvel ordre, permettant aux locataires de rester.
Suspensions ciblées pour pertes d'emploi, maladies ou garde d'enfants liées au virus (preuve requise). Décret du 16 mars jusqu'à fin d'urgence.
10 / 25 Pas de moratoire étatique au 1er avril. L'Utah Apartment Association propose des reports pour avril si impact COVID prouvé et bien éligible.
La loi CARES (27 mars, 2 billions $) envoie 1 200 $ par personne (2 400 $ par couple), utilisables pour loyers ou factures. Aide élargie au-delà des critères habituels.
[Photo : Donald Trump signant la loi CARES le 27 mars 2020.]
Décret du 19 mars : pas d'expulsion avant 2 mois après fin d'urgence. Procédures possibles, mais pas d'exécution physique.
Du 18 mars au 3 avril minimum, fermeture pour fonctions non essentielles, incluant litiges cautions et réparations mineures.
14 / 25 Du 13 mars, pas de coupure d'utilités pour non-paiement, ni frais de retard/déconnexion.
Pas d'action étatique au 1er avril, mais Atlanta suspend expulsions 60 jours dès 17 mars.
[Photo : Skyline d'Atlanta.]
16 / 25 Ordonnance « restez chez vous » du 25 mars : entrée interdite sauf pour maintenance essentielle (pas cosmétique).
Authority du 30 mars : baisses de loyers et aides utilités ; fin des expulsions non-paiement.
Loi d'urgence du 17 mars : interdiction frais retard dus au COVID, fin expulsions et coupures utilités.
27 000 immeubles soutenus : forbearance si propriétaires aident locataires ; pas d'expulsion 3 mois (jusqu'au 24 juin).
Similaire : 3 mois sans expulsion dès 24 mars ; reports hypothécaires conditionnés à aide locataires.
Ordonnance 17 mars : arrêt immédiat ; loyers toujours dus.
Gouverneur Holcomb : prolongation délais PHA dès 19 mars pour accès/maintenir logements aidés.
[Photo : File d'attente supermarché Kroger, Indiana.]
Tribunaux fermés dès 18 mars sauf priorités : procédures déposables mais non traitées jusqu'à fin urgence.
[Photo : Vue aérienne Stamford, Connecticut.]
24 / 25 5 millions $ pour locataires perdant revenus COVID ; versés aux éligibles via programme prévention expulsions.
Loi CARES (27 mars) : 120 jours sans expulsion ; puis 30 jours préavis supplémentaire, sans frais/penalties.
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