Huit ans après les faits, Business Insider rapportait que la crise financière de 2008 avait provoqué la plus grande perturbation du marché locatif depuis la Grande Dépression. En 2016, selon le Pew Research Center, plus de 43,3 millions de ménages louaient leur logement, un record sur les 50 dernières années. Face aux défis économiques de la génération millennial, cette tendance devrait se poursuivre.
Les règles de la location varient selon les États, grâce à l'autonomie législative locale. Les droits d'un locataire au Texas diffèrent ainsi de ceux dans le Maine. La culture et l'histoire influencent ces lois : les États du Sud privilégient souvent les propriétaires, tandis que ceux du Nord protègent davantage les locataires urbains.
Nous avons compilé 60 lois fédérales et étatiques essentielles que tout locataire doit maîtriser. De la garantie d'habitabilité aux responsabilités des propriétaires, cette liste favorise une location informée, sécurisée et habitable. Lisez la suite pour découvrir quels États exigent la divulgation d'anciens labs de méthamphétamine ou manquent de normes d'habitabilité.
Adoptée en 1968, cette loi fédérale protège contre la discrimination en location basée sur la race, la couleur, l'origine nationale, le sexe, la situation familiale ou le handicap. Les victimes peuvent porter plainte auprès du Département américain du Logement et du Développement urbain (HUD).
Promulguée en 1970, elle régit l'accès des propriétaires aux rapports de crédit des locataires potentiels. Consentement écrit obligatoire et notification en cas de refus motivé par le score de crédit.
Selon l'Americans with Disabilities Act et le Fair Housing Act, les animaux d'assistance enregistrés, vaccinés et conformes aux lois locales doivent être acceptés comme hébergement raisonnable.
La loi sur le logement équitable interdit de limiter le nombre d'enfants, de restreindre leur accès aux aires communes ou de les confiner à certains étages, sauf pour les logements seniors.
Les propriétaires peuvent fixer des critères de revenu et rejeter sur la base de références ou antécédents locatifs, sans discrimination groupale.
6 / 60Interdites par le HUD, elles ne doivent pas indiquer de préférences par mots ou images (ex. : « pas de fauteuils roulants »).
La règle d'égalité d'accès du HUD protège les personnes LGBTQ+ dans les logements financés fédéralement. La plupart des États interdisent la discrimination sur orientation sexuelle ou identité de genre.
Pour les biens antérieurs à 1978, les propriétaires doivent informer des risques de peinture au plomb et fournir une inspection certifiée sur demande.
9 / 60Aucune limite fédérale ; chaque État fixe ses règles permettant aux propriétaires d'en exiger un.
Interdits ; seule la procédure d'expulsion judiciaire est légale.
Demande écrite requise ; si non traitée en 14 jours, déménagement sans loyer futur ou poursuite pour dommages, mais pas de retenue de loyer.
Accord écrit du propriétaire obligatoire, sauf impossibilité de contact.
30 jours pour bail mensuel, 10 jours pour hebdomadaire.
Seul État sans norme légale d'habitabilité ; réparations selon bail.
15 / 60Obligatoire pour les 3 dernières années, sauf VIH/sida.
Seulement si danger imminent pour vie/santé/sécurité ; sinon, locataire assume.
Option obligatoire pour baux post-1er octobre 2013.
Dépôt en compte bloqué FDIC ; localisation communiquée.
12 heures (7h30-20h).
20 / 60Divulgation obligatoire de propension aux inondations pour baux post-1995.
Autorisées sans consentement propriétaire depuis 2018.
Aucune limite légale.
23 / 60Avis écrit ; départ en 5 jours.
Confirmation écrite des locataires requise depuis 2017.
Max 12$/jour (<700$/mois, total 60$), 20$/jour (>700$, total 100$).
Inventaire joint dans 5 jours ; copies obligatoires.
Expulsion immédiate si non-respect du travail convenu (loi 1942).
1 mois pour restitution ou détail écrit (loi 1972).
Obligatoires depuis 2018.
30 / 60Interdit discrimination sur état civil, origine nationale, identité/orientation de genre (2017).
31 / 60Définit habitabilité : prises, fenêtres, espace, nuisibles, etc.
Locataires >13 mois : résiliation avec avis 60 jours + certificat médical (1995).
33 / 60Pas de coupure de chauffage 15 oct.-15 avr., quel que soit paiement (2007).
Après 30 jours de négligence, réparation à déduire du loyer (max 1 mois).
Obligatoire si antécédent (2005).
Sinon, dépôt intégral restitué malgré dommages.
Max 1/4 mois de loyer.
Interdiction aux propriétaires interdite, si conforme à la loi fédérale.
Après 12 mois, sauf monopropriété unifamiliale.
40 / 60Résiliation anticipée pour victimes de violence domestique (30 jours avis + preuves).
3 jours pour payer intégralement.
Max 3 adultes non apparentés (rarement appliquée).
Immédiate pour trafic de drogue/activités criminelles sur site.
3 jours avis écrit détaillé.
5% annuel après 6 mois ; payés annuellement.
Droit à aménagement ; propriétaires non responsables des blessures.
Plafonds : 7% + inflation ; pénalités triples + dommages (2019).
10 jours pour réclamer ; sinon libre disposition après 30 jours stockage (2012).
Pénalités : 3 mois loyer ou 3x dommages ; motif de résiliation.
Propriétaires peuvent imposer règles raisonnables écrites tout au long du bail.
Obligatoire ; risques santé graves si non nettoyé.
14 jours paiement + 16 jours vacance ; parmi les plus longues.
Aucune limite légale.
Fourniture dès 2 unités.
55 / 6060 jours minimum (1985).
56 / 60Peut être exigée (max 2 mois loyer équivalent).
Seattle interdit refus pour casier judiciaire (2018).
Héritiers peuvent résilier ; baux post-2012.
Versés aux abris pour sans-abri ; propriétaires couvrent seuls coûts.
Aucune réglementation ; bail doit préciser.