En juin 2021, le taux de télétravail est tombé à 14,4 % selon MarketWatch, le niveau le plus bas depuis le début de la pandémie de COVID-19. Au printemps 2020, plus d'un travailleur sur trois (35 %) travaillait à distance, suite à la fermeture des bureaux. Ce virage culturel a transformé non seulement les entreprises, mais aussi le marché immobilier, avec des effets persistants aujourd'hui.
ZeroDown a compilé les principales tendances immobilières liées à cette explosion du télétravail, s'appuyant sur des rapports économiques, des données de gestion immobilière et l'expertise de spécialistes.
Ces évolutions touchent l'ensemble du secteur aux États-Unis, des changements temporaires aux transformations profondes. Elles influencent investisseurs, salariés et entrepreneurs. Découvrez comment le départ massif des bureaux a remodelé l'immobilier local, urbain et national.
1 / 8Une étude Upwork d'octobre 2020 estimait que 14 à 23 millions d'Américains déménageraient grâce au télétravail. Ajouté aux déménagements habituels, cela multipliait par trois à quatre les migrations annuelles normales.
Parmi les déménageurs en 2020, 28 % citaient le télétravail selon l'analyse HireAHelper de 75 000 réservations. Les télétravailleurs fuyaient les métropoles coûteuses vers des villes abordables, dynamisant les économies locales.
De nombreux urbains se sont tournés vers les banlieues ou des villes à 1-8 heures des métropoles, comme Charlotte et Raleigh (Caroline du Nord), Austin (Texas) ou Denver (Colorado). D'autres ont redécouvert les petites villes rurales.
Selon Forbes, des communes comme Winhall (Vermont) ou Truckee (Californie) ont vu affluer les citadins en quête d'espace et de qualité de vie. Cette demande a fait exploser les prix, menant à une gentrification inattendue dans ces zones.
Les professionnels high-tech ont investi leurs salaires dans des destinations de vacances huppées comme Aspen (Colorado), Cape Cod (Massachusetts) ou les Hamptons (New York), devenues des "villes Zoom" selon NPR.
Cette tendance souligne les inégalités : tandis que certains accédaient à des résidences secondaires, des millions de chômeurs luttaient pour des logements urbains rares.
Pendant que les prix grimpaient en banlieue et à la campagne, certains quartiers urbains centraux ont connu des baisses temporaires historiques.
Ces opportunités ont été saisies par d'anciens locataires, et certains citadins sont revenus en ville, selon Forbes.
Libres de se déplacer, les Américains privilégient le Sud et le Sud-Ouest. Le U.S. Census Bureau note que 10 des 15 métropoles les plus dynamiques y sont situées.
WalletHub confirme : Floride, Californie et Texas dominent les 30 villes à la croissance la plus rapide.
Ces anciennes portes industrielles, souvent délaissées avec des biens de classe C/D, attirent désormais les investisseurs pour leur potentiel, selon Mynd Management et GlobeSt. Situées dans le Sud, elles offrent des opportunités pour les télétravailleurs.
Les espaces comme WeWork ont inspiré les promoteurs résidentiels, qui intègrent désormais coworkings luxueux, salles de réunion et cafés dans les immeubles, d'après le New York Times.
La proximité des bureaux justifiait les loyers élevés en centre-ville. Avec le télétravail, la demande se déplace vers des logements plus spacieux et abordables en périphérie, selon Forbes.