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Biais et discrimination dans l'approbation des prêts hypothécaires aux États-Unis

Près des deux tiers de la richesse d'un ménage américain moyen proviennent de l'accession à la propriété, un pilier essentiel de la prospérité familiale. La plupart des acheteurs ne pouvant payer une maison comptant, ils dépendent d'une approbation de prêt hypothécaire. Ce processus implique plusieurs étapes clés pour obtenir un financement immobilier.

L'industrie des prêts hypothécaires est vitale pour l'accès à la propriété et connaît une croissance soutenue. Selon Freddie Mac, la demande de logements reste forte malgré la pandémie de COVID-19 : les ventes de maisons devraient atteindre 6,9 millions en 2022 et 7 millions en 2023, tandis que les origines de prêts passeront de 2 100 milliards de dollars à 2 200 milliards.

Historiquement, l'accès à la propriété est marqué par des biais raciaux et ethniques. Même si des progrès ont été observés, des études récentes qualifient la réduction des inégalités raciales dans le logement de « lente, inégale et fragile ». Dans certaines régions, peu de changements sont notables. Des crises comme la Grande Récession de 2008 ou la pandémie ont aggravé les écarts pour les minorités, notamment latines et noires. Les communautés LGBTQ+ font aussi face à des obstacles pour obtenir un financement.

Malgré les lois anti-discrimination, les biais raciaux persistent dans l'approbation des prêts, perpétuant la ségrégation et l'écart de richesse racial. Cet article examine ces biais dans le secteur hypothécaire.

Points clés à retenir

  • L'accès à la propriété représente près des deux tiers de la richesse des ménages américains, rendant le crédit hypothécaire crucial.
  • L'approbation d'un prêt hypothécaire englobe toutes les étapes pour obtenir un financement immobilier.
  • Si les discriminations agressives ont diminué, les biais raciaux maintiennent la ségrégation et l'écart de richesse racial.
  • Depuis la loi sur le logement équitable de 1968, l'écart d'accès à la propriété entre minorités et familles blanches s'est creusé, amplifié par la crise de 2008.
  • Les prêteurs algorithmiques ne suppriment pas totalement les biais prohibés par la loi américaine.

Formes de discrimination

Toute discrimination est illégale dans les prêts, y compris hypothécaires. Pourtant, elle persiste.

Une étude exhaustive de l'Urban Institute (1999) a révélé que les minorités aux États-Unis subissaient deux formes principales de discrimination par les prêteurs :

  • Traitement différentiel : Les candidats qualifiés issus de minorités sont découragés, refusés ou orientés vers des conditions défavorables en raison de leur race ou origine ethnique.
  • Impact disparate : Les minorités sont refusées à un taux plus élevé que les Blancs, sans justification commerciale évidente.

Les refus directs d'accès au logement sont les discriminations les plus flagrantes, bien que leur prévalence ait baissé. Les inégalités persistent entre Blancs, Noirs et Hispaniques, signalant une discrimination résiduelle.

Discrimination hypothécaire et accès à la propriété

Le Fair Housing Act de 1968 interdit la discrimination basée sur la race, religion, sexe, situation familiale, handicap ou origine ethnique, visant un accès égal au logement par achat ou location.

Malgré cela, les taux de propriété des Noirs restent inférieurs à ceux des Blancs. Alanna McCargo (Urban Institute) note un écart croissant : « Nous n'avons pas seulement stagné ; nous régressons. »

Selon la Fed de St. Louis, Noirs et Hispaniques ont été ciblés par des prêts à risque pendant la bulle immobilière, avec des récupérations plus lentes que les Blancs.

McCargo (témoignage 2019) décrit les écarts raciaux comme « pires qu'à l'époque où la discrimination privée était légale ».

Taux de rejet disparates et ségrégation

Une méta-étude de la Northwestern University (2020) confirme la persistance des biais : refus disproportionnés pour Noirs et Hispaniques, écarts de coûts pour minorités. Cela renforce la ségrégation et l'écart de richesse.

Un rapport LendingTree (2019) indique : refus à 17,4 % pour Noirs, 7,9 % pour Blancs non hispaniques.

Les couples LGBTQ+ subissent des refus 73 % plus élevés, avec frais et taux plus hauts.

Discrimination historique et lois

Les inégalités remontent à la FHA, qui a promu la propriété blanche via redlining et clauses restrictives, excluant les minorités.

Le Fair Housing Act (1968), post-assassinat de Martin Luther King Jr., et l'ECOA (1974) interdisent la discrimination dans crédit et logement.

En cas de discrimination (race, religion, etc.), signalez au CFPB ou HUD.

Discrimination à l'ère numérique

Les fintech facilitent les demandes, mais n'éliminent pas les biais. Une étude UC Berkeley montre des surcoûts de 765 millions/an pour minorités. The Markup (2019) : refus 40-80 % plus élevés pour minorités, même avec algorithmes.

Quelle loi interdit la discrimination dans le logement ?

Le Fair Housing Act (1968) protège contre discrimination pour achat, vente, location ou financement.

Signes de discrimination par un prêteur ?

Refus malgré éligibilité, découragement, conditions défavorables ou clôture injustifiée de compte.

Comment déposer plainte ?

Contactez le CFPB en ligne ou au 1-855-411-2372. Vérifiez protections étatiques.

L'essentiel

L'accès à la propriété pèse jusqu'à 66 % de la richesse des ménages US. McCargo propose : notation crédit inclusive, expansion FHA, aide à la mise de fonds, éducation pour locataires et millennials.

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