Une transaction désigne un accord entre un acheteur et un vendeur pour échanger des biens, services ou actifs financiers contre une contrepartie monétaire.
En comptabilité d'entreprise, cette notion peut s'avérer nuancée. L'enregistrement d'une transaction varie selon la méthode adoptée : comptabilité d'exercice ou comptabilité de caisse.
Une vente simple entre acheteur et vendeur est limpide : l'acheteur règle le vendeur contre un produit ou service. Une fois les conditions validées, l'échange s'opère et la transaction s'achève.
En comptabilité, les choses se complexifient avec les délais de règlement, les engagements futurs ou les tiers impliqués. Le choix entre comptabilité d'exercice et de caisse impacte directement les états financiers et déclarations fiscales.
Les entreprises de taille moyenne (plus de 25 millions de dollars de chiffre d'affaires moyen sur trois ans) privilégient généralement la comptabilité d'exercice, tandis que les petites structures optent pour la caisse.
Sous ce régime, les revenus sont enregistrés à la prestation du service ou à la livraison des biens. Pour les entreprises dépassant 25 millions de dollars de recettes brutes annuelles moyennes sur trois ans et gérant un inventaire, cette méthode est standard pour les ventes et achats.
Une vente à crédit en octobre est comptabilisée immédiatement en comptes clients (AR), même si le paiement intervient en décembre ou échelonné. Le revenu est ainsi rattaché à octobre.
De même, un achat à crédit en avril génère une dépense immédiate, paiement différé en mai.
Préférée par les petites entreprises, indépendants et sociétés de personnes, elle enregistre les revenus au encaissement effectif (espèces, chèque, carte).
Une vente de 10 000 $ en mars n'est comptabilisée qu'en avril, date de paiement. Une dépense de 500 $ en mai est enregistrée en juin lors du règlement.
Éligible aux entreprises sous 25 millions de dollars de ventes annuelles moyennes sur trois ans, cette méthode simplifie les écritures sans ajustements complexes. Inconvénient : forte volatilité apparente des résultats mensuels.
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