Les tranches sont des segments créés à partir d'un pool de titres de créance, tels que des obligations ou des hypothèques. Elles sont divisées selon le niveau de risque, la durée jusqu'à l'échéance ou d'autres caractéristiques, pour être négociables auprès de divers investisseurs. Chaque tranche d'un produit titrisé ou structuré fait partie d'un ensemble de titres connexes, avec des risques, rendements et échéances variés, afin d'attirer une large gamme d'investisseurs.
Le terme "tranche", mot français signifiant "partie" ou "tranche", est courant dans les titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) ou à des actifs (ABS).
Apparues récemment avec le développement de la titrisation, les tranches permettent de diviser des produits financiers à flux de trésorerie réguliers, souvent risqués, pour les revendre à d'autres investisseurs. Définies dans la documentation de transaction, elles reçoivent des notations de crédit distinctes.
Les tranches senior, avec des notations élevées, bénéficient d'une priorité sur les actifs et sont remboursées en premier en cas de défaut. Les tranches junior, plus risquées, ont une priorité secondaire ou nulle.
Exemples : obligations, prêts, polices d'assurance, hypothèques et autres dettes.
Communes dans les CDO ou MBS, les tranches regroupent des actifs générateurs de cash-flow comme des hypothèques variées (sûres à taux bas ou risquées à taux élevés). Chaque pool a sa maturité, adaptée aux profils risque/rendement des investisseurs.
Dans un CMO, des tranches peuvent avoir des échéances de 1, 2, 5 ou 20 ans avec rendements variables. Les investisseurs choisissent selon leur tolérance au risque. La tranche Z (ACC), la plus junior, ne reçoit de cash-flow qu'après remboursement des tranches seniors.
Les flux mensuels proviennent des intérêts des hypothèques sous-jacentes, permettant revente pour profit rapide ou détention pour revenus stables.
Pour des flux stables à long terme, optez pour des tranches à longue échéance. Pour des revenus immédiats et plus élevés, choisissez des échéances courtes.
Les tranches personnalisent les portefeuilles et aident les institutions à attirer divers investisseurs. Cependant, leur complexité peut piéger les novices, et des notations erronées (comme lors de la crise de 2007) ont amplifié les risques, avec des tranches toxiques notées AAA.
Après la crise de 2007-2009, des litiges ont opposé émetteurs et investisseurs de CMO/CDO. Les seniors prenaient le contrôle des actifs, privant les juniors. Des cas comme Deutsche Bank ou Carrington Investment Partners illustrent ces conflits sur les priorités de paiement.
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