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Politiques de perte de grossesse en entreprise : pourquoi les adopter pour soutenir vos employés ?

Une fausse couche peut être dévastatrice. Avec des personnalités publiques comme Myleene Klass, Katherine Ryan ou Stephanie Davis qui partagent ouvertement leurs expériences, la perte de grossesse sort enfin de l'ombre.

Cependant, ce sujet reste souvent tabou, particulièrement sur le lieu de travail. À l'heure où des documentaires comme Myleene Klass : Miscarriage & Me sensibilisent le public, il est urgent d'adopter des politiques adaptées en entreprise.

État des politiques actuelles sur la perte de grossesse

En mars, la Nouvelle-Zélande a marqué l'histoire en accordant trois jours de congé payé pour deuil en cas de fausse couche ou de mortinaissance, quel que soit le stade de la grossesse.

Au Royaume-Uni, aucune disposition légale n'existe avant 24 semaines : la loi ne reconnaît pas cela comme un "accouchement". Les employés n'ont donc pas de droit à un congé payé, même pour faire leur deuil.

Après 24 semaines, depuis avril 2020, un congé de deuil parental légal est accordé en cas de décès de l'enfant, y compris fausse couche ou mortinaissance.

Mais est-ce suffisant ? Le traumatisme émotionnel et physique d'une perte de grossesse ne peut être ignoré. Se remettre au travail le lendemain est souvent impossible.

Cette année, des entreprises pionnières comme Channel 4 et Monzo ont introduit des politiques spécifiques : jusqu'à deux semaines de congé payé pour les deux parents.

Pourquoi les entreprises doivent adopter ces politiques

Post-pandémie, la santé et le bien-être des employés sont prioritaires pour une main-d'œuvre résiliente et motivée.

Aux États-Unis, environ 24 000 mortinaissances surviennent annuellement, et 1 grossesse sur 100 après 20 semaines est touchée (CDC). Au Royaume-Uni, 250 000 fausses couches par an, dont 11 000 hospitalisations pour grossesse extra-utérine (Imperial College London).

Une étude de l'Imperial College révèle que près d'un tiers des femmes subissent un trouble de stress post-traumatique après une fausse couche ou grossesse extra-utérine. L'anxiété et la dépression sont courantes. Le Centre national de recherche sur les fausses couches de Tommy's indique qu'une femme sur quatre en vit au moins une dans sa vie.

Face à cette réalité, une approche compassionnelle est indispensable pour soutenir la santé mentale.

Que peuvent faire les entreprises ?

Absence de loi ne rime pas avec inaction. Comme Monzo et Channel 4, instaurez des politiques formelles de congé payé.

Autres mesures essentielles :

  • Sensibiliser à la perte de grossesse et briser le tabou.
  • Offrir des ressources d'information fiables.
  • Proposer des congés familiaux et des journées santé mentale.
  • Former managers et équipes à l'accompagnement.
  • Instaurer du télétravail flexible.

La sensibilisation progresse grâce aux figures publiques. Après la Semaine de sensibilisation à la perte de bébé, agissez : soutenez vos proches et impulsez des changements en entreprise.

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