Le bêta (β) mesure la volatilité ou le risque systématique d'un titre ou d'un portefeuille par rapport au marché global. Il est au cœur du modèle d'évaluation des actifs financiers (CAPM), qui relie le risque systématique au rendement attendu des actifs, principalement des actions. Le CAPM est un outil standard pour évaluer les titres risqués et estimer les rendements attendus, en intégrant le risque des actifs et le coût du capital.
Le bêta évalue la volatilité d'une action individuelle par rapport au risque systématique du marché. Statistiquement, il correspond à la pente d'une régression linéaire des rendements de l'action sur ceux du marché.
Il décrit la sensibilité des rendements d'un titre aux mouvements du marché. Le calcul divise la covariance des rendements du titre et du marché par la variance des rendements du marché sur une période donnée.
Formule du bêta :
β = Covariance(Re, Rm) / Variance(Rm)
où :
Ce calcul aide les investisseurs à déterminer si une action suit le marché et à évaluer sa volatilité relative. L'indice de référence doit être pertinent (ex. : S&P 500 pour actions, non pour obligations).
Le bêta évalue le risque ajouté à un portefeuille : un bêta faible limite le risque mais aussi les rendements potentiels.
Pour une comparaison valide, vérifiez le R² élevé (pourcentage des mouvements de prix expliqués par l'indice). Exemple : un ETF or comme GLD a un faible bêta et R² vis-à-vis du S&P 500.
Le risque se divise en :
Correspondance parfaite avec le marché : risque systématique standard, sans impact net sur le risque ou rendement du portefeuille.
Moins volatil que le marché (ex. : utilities). Réduit le risque du portefeuille.
Plus volatil (ex. : tech, small caps). Augmente risque et rendement potentiel (ex. : β=1,2 = 20 % plus volatil).
Inverse au marché (ex. : puts, ETF inversés, mineurs d'or). Agit comme une couverture.
La théorie suppose des rendements normalement distribués, mais les marchés subissent des chocs. Un bêta faible n'exclut pas une tendance baissière à long terme.
Évaluez toujours avec des analyses fondamentales ou techniques complémentaires.
Utile pour le risque court terme et le CAPM, mais basé sur données historiques, il prédit mal l'avenir. La volatilité varie avec le cycle de vie de l'entreprise, limitant son usage à long terme.
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