La bêta sans effet de levier, ou bêta de l'actif, mesure le risque de marché d'une entreprise en excluant l'impact de la dette. Elle isole le risque inhérent aux actifs de l'entreprise, sans les effets amplificateurs du levier financier.
Le "désendettement" de la bêta permet d'évaluer la contribution pure des capitaux propres au profil de risque global.
La bêta représente la pente de la régression des rendements d'une action par rapport à un indice de référence comme le S&P 500. L'effet de levier, lié au niveau d'endettement relatif aux fonds propres, est un facteur clé.
La bêta à effet de levier mesure le risque total face à la volatilité du marché. La bêta sans effet de levier, en revanche, neutralise les effets de la dette, bonne ou mauvaise, pour une comparaison plus pure entre entreprises.
Formule : βu = βl / [1 + (1 - t) × (D/E)]
où βl est la bêta à effet de levier, t le taux d'imposition, D/E le ratio dette/capitaux propres.
Une dette accrue accroît la sensibilité des bénéfices aux fluctuations, rendant les actions plus risquées sans que cela relève du risque de marché pur.
Isoler la dette permet d'obtenir une bêta sans effet de levier, utile pour comparer des entreprises aux structures de capital variées.
Le risque systématique, non diversifiable (catastrophes, inflation, etc.), est mesuré par la bêta. Elle compare la volatilité d'une action à celle du marché.
β = 1 : risque marché ; β > 1 : plus volatile ; β < 1 : moins volatile.
BU = BL ÷ [1 + ((1 - Taux d'imposition) × D/E)]
Tesla BU = 0,73 ÷ [1 + ((1 - 0,35) × 2,2)] = 0,30
La bêta sans effet de levier est généralement inférieure ou égale à celle avec levier, sauf en cas de trésorerie nette excédentaire.
Elle clarifie le risque intrinsèque des actifs, facilitant les comparaisons inter-entreprises indépendamment de l'endettement.
La bêta à effet de levier intègre la structure de capital ; |β| > 1 indique plus de volatilité que le marché.
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