L'effet de janvier désigne une hausse saisonnière observée des cours des actions en janvier. Les experts l'attribuent généralement à une vague d'achats suivant la baisse des prix en décembre, provoquée par la "récolte de pertes fiscales" : les investisseurs vendent des titres perdants pour compenser leurs plus-values imposables.
Une autre explication réside dans l'utilisation des primes de fin d'année pour investir en janvier. Bien que cette anomalie ait été identifiée historiquement, elle s'est estompée avec sa notoriété croissante.
Cette anomalie suggère une inefficience des marchés, car des marchés efficients l'annuleraient naturellement. Elle touche particulièrement les petites capitalisations, moins liquides.
Depuis le début du XXe siècle, les données montrent une surperformance en janvier, surtout mi-mois. Découvert en 1942 par le banquier Sidney Wachtel, cet effet s'est atténué récemment, les marchés s'ajustant progressivement.
Depuis 2021, son impact diminue aussi avec la popularité des comptes d'épargne retraite fiscalement avantageux, réduisant le besoin de ventes de fin d'année.
Outre la fiscalité et les primes, la psychologie joue un rôle : janvier incite à de nouveaux investissements, souvent via des résolutions du Nouvel An.
Certains évoquent les "façades de fin d'année" des fonds, où les gestionnaires achètent des gagnants et vendent des perdants pour embellir leurs rapports – bien que cela cible surtout les grandes capitalisations.
Les liquidations de décembre attirent les acheteurs opportunistes, anticipant des rebonds non fondés sur les fondamentaux, boostant les prix en janvier.
Burton Malkiel, ex-directeur de Vanguard et auteur de A Random Walk Down Wall Street, critique cet effet : trop faible pour être rentable après frais de transaction, et intégré par le marché du fait de sa popularité.
D'autres études confirment son existence limitée aux petites capitalisations, dues à leur faible liquidité.
C'est une anomalie présumée de hausse en janvier. Les preuves sont ténues ; de nombreux experts doutent de sa réalité actuelle.
Peu probable. Même s'il existait, l'afflux d'investisseurs l'arbitrerait, le rendant inexploitable.
Théorie selon laquelle les performances de janvier prédisent l'année : janvier fort annonce un marché haussier. Les preuves manquent. []