Une externalité désigne un coût ou un avantage généré par un producteur, sans que celui-ci en supporte ou en perçoive financièrement les conséquences. Elle peut être positive ou négative, et résulter de la production ou de la consommation d'un bien ou service. Ces effets sont soit privés (pour un individu ou une organisation), soit sociaux, impactant l'ensemble de la société.
Les externalités concernent souvent l'environnement, comme les ressources naturelles ou la santé publique. Exemple d'externalité négative : une usine polluante qui dévalorise les biens immobiliers voisins ou nuit à la santé locale. À l'inverse, une externalité positive inclut la plantation d'arbres fruitiers favorisant la pollinisation pour les apiculteurs, ou des pratiques réduisant les maladies transmissibles.
Les externalités surgissent en économie lorsque la production ou consommation d'un bien affecte un tiers non impliqué directement. La plupart sont techniques : elles influencent les opportunités de production ou consommation des autres, sans que le prix intègre ces effets. Cela crée un écart entre les gains/pertes privés et ceux de la société.
Souvent, les actions individuelles génèrent des bénéfices privés mais des pertes sociales. Considérées comme des défaillances de marché, elles justifient une intervention publique via taxes et réglementations pour atténuer les externalités négatives.
Autrefois gérées localement (municipalités payant les coûts de pollution, résidents leurs soins), les externalités sont désormais imputées aux producteurs par des lois post-1990, augmentant les coûts répercutés sur les consommateurs.
Les externalités négatives dominent, comme la pollution : une entreprise maximise ses profits en polluant, imposant des coûts sociaux supérieurs aux privés.
Les positives génèrent des gains privés et sociaux. La R&D d'une firme enrichit le savoir collectif ; l'éducation forme une main-d'œuvre qualifiée, réduisant les coûts de formation pour les employeurs.
Plusieurs solutions existent, publiques ou privées. Les taxes pigouviennes (du nom d'Arthur C. Pigou) égalent le coût de l'externalité négative, décourageant les activités néfastes. Les subventions encouragent les positives, comme pour les vergers aidant les apiculteurs. Les réglementations environnementales ou sanitaires limitent les effets négatifs, solution la plus répandue.
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