L'analyse du seuil de rentabilité, ou point mort, permet de déterminer le volume de ventes nécessaire pour couvrir l'ensemble des coûts fixes et variables d'une entreprise. Elle évalue la marge de sécurité en fonction des revenus et des charges associées, en analysant divers scénarios de prix et de demande. Cela aide les dirigeants à fixer des objectifs réalistes de production et de ventes.
Cette analyse est un outil interne de gestion, utilisé par la direction pour fixer des niveaux de production ou des objectifs de ventes. Elle repose sur le calcul du seuil de rentabilité (BEP pour Break-Even Point), obtenu en divisant les coûts fixes totaux par la marge de contribution unitaire (prix de vente moins coûts variables par unité). Les coûts fixes, comme les loyers ou salaires, restent constants indépendamment du volume de ventes.
Elle compare les coûts fixes au bénéfice généré par chaque unité supplémentaire. Une entreprise avec des coûts fixes faibles atteint plus vite son seuil de rentabilité. Par exemple, sans coûts fixes, le premier produit vendu couvre déjà les variables (si prix supérieur).
Les investisseurs l'utilisent pour évaluer le seuil de rentabilité d'un trade ou investissement, notamment en options ou produits à revenu fixe. Elle aide à optimiser les stratégies d'achat.
Concept central : la marge de contribution est la différence entre prix de vente et coûts variables. Exemple : produit vendu 100 €, coûts variables 60 €, marge = 40 €. Ces 40 € servent à absorber les coûts fixes.
Deux formules principales :
1. En unités : Coûts fixes / Marge de contribution unitaire.
Exemple : 20 000 € de coûts fixes / 40 € = 500 unités. À 500 unités, bénéfice net = 0 €.
2. En chiffre d'affaires : Coûts fixes / Ratio de marge de contribution (marge unitaire / prix de vente).
Ratio = 40 € / 100 € = 40 %. Seuil = 20 000 € / 0,4 = 50 000 € (équivaut à 500 unités × 100 €).