Les contrats à terme sont des instruments financiers dérivés standardisés, négociés sur bourse, qui obligent les parties à acheter ou vendre un actif sous-jacent à une date future prédéterminée et à un prix fixé à l'avance, indépendamment du cours du marché à l'échéance.
Les actifs sous-jacents incluent des matières premières physiques (pétrole, or, maïs) ou des instruments financiers (indices boursiers, devises). Ces contrats précisent la quantité et sont conçus pour une liquidité optimale sur les marchés organisés. Ils servent à la couverture des risques ou à la spéculation.
Les contrats à terme, ou futures, permettent de verrouiller un prix pour un actif ou une matière première à une date d'échéance précise, identifiée par son mois d'expiration (ex. : or de décembre).
Principaux types disponibles :
Différence avec les options : Contrairement aux options (droit, non obligation d'exercer), les contrats à terme imposent l'exécution à l'échéance, sauf clôture anticipée de la position. Les deux offrent un effet de levier, mais avec des obligations distinctes.
Les marchés à terme reposent sur un fort effet de levier : seule une marge initiale (ex. : 5-10 % de la valeur) est requise. Le courtier peut exiger une marge de maintenance en cas de variations défavorables.
Les règlements sont généralement en espèces (différence entre prix d'entrée et de sortie), bien que certains impliquent une livraison physique pour les acteurs industriels.
Les spéculateurs parient sur les hausses (position longue) ou baisses (position courte). Les profits ou pertes sont réglés en espèces, sans livraison physique. L'effet de levier amplifie les résultats, avec risque d'appels de marge.
Les producteurs ou consommateurs fixent un prix pour minimiser les risques. Exemple : un agriculteur vend des futures sur maïs pour sécuriser son revenu, compensant toute baisse des prix spot par un gain sur le contrat.
Aux États-Unis, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), créée en 1974, supervise les marchés pour prévenir fraudes et abus, régulant courtiers et bourses.
Un trader achète en mai un contrat à terme sur pétrole brut de décembre à 50 $/baril (1 000 barils, valeur 50 000 $), avec une marge initiale faible. En décembre, à 65 $/baril, il clôture pour un profit de 15 000 $ (moins frais). Si à 40 $, perte de 10 000 $.
Oui, leur valeur dépend d'un actif sous-jacent (matières premières, indices). Instruments à effet de levier avancés, réservés aux investisseurs expérimentés.
Généralement règlement en espèces. Livraison physique rare, impliquant alors coûts de stockage et assurance.
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