Il n'existe pas de licence unique obligatoire pour exercer en tant que conseiller financier. Cependant, pour commercialiser des produits d'investissement, les professionnels doivent généralement détenir des licences en valeurs mobilières. Les exigences précises dépendent des produits proposés et du mode de rémunération (commissions ou honoraires).
Voici un aperçu des licences les plus courantes aux États-Unis, administrées par la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) : les Séries 6, 7, 63 et 65. Ces qualifications attestent d'une expertise reconnue et garantissent la conformité réglementaire.
La Série 6, délivrée par la FINRA, autorise la vente de valeurs mobilières packagées, telles que les fonds communs de placement et les rentes variables. Elle n permet pas la commercialisation d'actions ou d'obligations individuelles.
De nombreux conseillers débutent par cette licence, plus accessible, pour acquérir de l'expérience et vendre une gamme limitée de produits en préparation de la Série 7, plus complète.
Considérée comme l'étalon-or des licences, la Série 7 permet de commercialiser une vaste gamme de produits : actions, obligations, options, contrats à terme et titres packagés. Elle ne couvre pas les matières premières (Série 3 requise), l'immobilier ou l'assurance-vie, qui ont leurs propres certifications.
Cette licence, la plus exigeante, confère une grande autorité. Depuis octobre 2018, elle nécessite de réussir également l'examen Securities Industry Essentials (SIE), un prérequis obligatoire pour l'enregistrement général en valeurs mobilières.
Chaque État américain impose la Série 63 pour exercer localement. Cet examen, complémentaire à la Série 6 ou 7, dure 75 minutes et porte sur les lois et réglementations étatiques. Bien que court, il est réputé piégeux en raison de ses détails précis.
Exigée pour les conseillers rémunérés à l'horaire (fee-only), la Série 65 se concentre sur les règles spécifiques à ce modèle. Les détenteurs de titres comme le CFA ou CFP peuvent bénéficier d'une dispense via la FINRA.
Son contenu chevauche largement la Série 7, rendant l'examen relativement accessible après celle-ci. Les candidats novices sans Série 7 le trouvent plus ardu.
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