Si vous envisagez d'acheter une maison neuve, vous avez peut-être entendu parler des « charges ». Une charge représente une réclamation d'un tiers sur votre propriété, qui peut influencer sa valeur de revente future. Il est donc essentiel de réaliser une diligence raisonnable avant l'achat pour identifier toute charge existante.
Les charges ne sont pas nécessairement négatives. La plupart des propriétés en comportent, imposant des restrictions d'usage variées. Découvrez les types les plus courants de charges dans l'immobilier et leur fonctionnement.
Une charge est une réclamation limitant l'usage qu'un propriétaire peut faire de sa propriété. Elle appartient à un tiers, comme une collectivité locale, une entreprise de services publics, une association de copropriétaires, un voisin ou un détenteur d'un droit de passage.
Chaque type de charge impacte différemment l'utilisation de la propriété. Par exemple, les règles d'une association de copropriétaires (HOA) peuvent régir les couleurs de peinture ou les zones de stationnement, tandis qu'une servitude autorise les accès pour les services publics. Voici les principaux types :
Examinons-les en détail.

Les charges légales découlent de la réglementation publique, comme les lois fédérales, provinciales ou environnementales. Par exemple, une zone humide protégée interdit les constructions permanentes.
La charge légale la plus courante est le zonage municipal, qui définit l'usage autorisé de la propriété. Les catégories principales sont :
Une charge financière, ou privilège, est une créance garantie par la propriété. Le plus courant est le privilège hypothécaire. En cas de non-paiement, le créancier peut saisir et vendre la propriété. Autres exemples :
Tout privilège doit être remboursé avant la vente.
Une servitude accorde à un tiers un droit d'usage limité sur le terrain, comme un chemin d'accès pour un voisin ou des lignes électriques/gaz pour les services publics.
Souvent appelées CC&R (conditions, engagements et restrictions), elles maintiennent l'homogénéité d'un quartier via des règles sur la peinture, la taille des bâtiments ou le stationnement.
Un empiètement survient quand une structure (clôture, abri de jardin) déborde sur une propriété voisine. Souvent accidentel, il est révélé par une levée de bornes. Divulguez-le aux acheteurs potentiels ; négociez avec le voisin ou recours judiciaires si nécessaire.
Un bail en cours lie le nouveau propriétaire, qui doit respecter les termes jusqu'à expiration.
Effectuez une recherche de titre, étape standard de la diligence raisonnable. Consultez un agent immobilier ou un avocat spécialisé pour interpréter ces archives publiques.
Ni bonnes ni mauvaises en soi, elles définissent les limites de propriété. Certaines sont bénéfiques, comme les règles HOA pour valoriser le bien ou le zonage résidentiel pour le confort. Évitez les servitudes à lignes haute tension si possible, mais évaluez selon vos objectifs.
Les charges immobilières touchent la plupart des transactions. Identifiez-les via une recherche approfondie pour éviter les surprises. Une diligence raisonnable garantit un achat serein.
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