Un credit default swap (CDS), ou swap sur défaut de crédit, est un dérivé financier qui permet à un investisseur de transférer son risque de crédit à une autre partie. Par exemple, un prêteur craignant un défaut de paiement d'un emprunteur peut utiliser un CDS pour échanger ce risque contre des primes périodiques.
Dans un CDS, l'acheteur de protection paie une prime régulière au vendeur, similaire à une assurance. En cas de défaut, le vendeur compense la perte de l'acheteur.
Un CDS transfère le risque de crédit d'un produit à revenu fixe entre parties. L'acheteur paie des primes au vendeur jusqu'à l'échéance. En cas d'événement de crédit (faillite, défaut de paiement, etc.), le vendeur rembourse la valeur nominale du titre et les intérêts manqués.
Les événements de crédit sont définis au contrat : faillite, défaut, accélération, répudiation ou moratoire. Les obligations comportent un risque inhérent sur longue durée (jusqu'à 30 ans), rendant les CDS populaires pour sa gestion.
Selon le rapport trimestriel du Contrôleur de la monnaie américain (décembre 2021), le marché des dérivés de crédit atteignait 3,9 trillions de dollars, dont 3,3 trillions pour les CDS.
Taille du marché des dérivés de créditUn CDS agit comme une assurance contre le non-paiement. L'acheteur transfère le risque au vendeur en échange de primes, obtenant une protection de crédit. En cas de défaut, il reçoit la valeur nominale et les intérêts dus.
Le risque n'est pas éliminé mais transféré : si le vendeur fait défaut (comme Lehman Brothers ou AIG en 2008), des pertes surviennent. Cependant, un CDS avec un vendeur plus solide réduit le risque global.
Si aucun défaut n'intervient, l'acheteur perd les primes payées, mais évite des pertes majeures potentielles. Plus le risque perçu est élevé, plus la prime est coûteuse.
Un CDS implique au minimum trois parties : l'émetteur de la dette (emprunteur), l'acheteur de la dette (acheteur de CDS) et le vendeur de CDS (banque ou assureur).
Négociés de gré à gré (OTC), non standardisés, ils permettent spéculation : vente de contrats existants pour profit, ou achat sans détention de la dette sous-jacente (pari sur défaut).
Les CDS couvrent obligations municipales, émergentes, MBS ou corporate.
Les CDS n'ont pas à couvrir toute la durée de l'obligation ; ils peuvent être adaptés (ex. : 5 ans sur un titre de 10 ans). Les parties peuvent aussi hedger en achetant/vendant des CDS opposés, complexifiant les chaînes de propriété.
Pendant la crise de la dette souveraine européenne (2011), les CDS sur la Grèce reflétaient un risque de défaut quasi certain (près de 100 %), utilisés par les hedge funds pour spéculer.
Principalement pour couvrir le risque (assurer obligations contre défaut) ou spéculer (parier sur la qualité de crédit). Acheteurs paient primes ; vendeurs assument le risque pour rendement. []