Un Placement Institutionnel Qualifié (QIP) permet aux sociétés cotées de lever des capitaux sans soumettre de documents réglementaires aux autorités du marché. Courant en Inde et en Asie du Sud-Est, il a été instauré par le Securities and Exchange Board of India (SEBI) pour réduire la dépendance aux capitaux étrangers.
Initialement défini par le SEBI, le QIP autorise les sociétés indiennes cotées à lever des fonds sur les marchés nationaux sans approbation préalable des régulateurs. Les entreprises ne peuvent émettre que des titres pour ce faire.
Introduites le 8 mai 2006, ces directives visaient à encourager le financement interne et à contrer l'attrait excessif des instruments étrangers comme les ADR, FCCB ou GDR.
Les QIP offrent une rapidité et une efficacité supérieures à une Offre Publique de Suivi (FPO), grâce à des formalités réduites, des coûts moindres et l'absence de frais d'enregistrement abroad.
En exercice 2018, 47 entreprises indiennes ont levé 551 milliards de roupies (environ 8 milliards de dollars), un record. Cependant, début 2019, 30 de ces QIP se négociaient sous leur prix d'émission initial.
Pour éligibilité, la société doit être cotée avec un actionnariat minimal conforme à son contrat de cotation et allouer au moins 10 % des titres à des fonds communs ou bénéficiaires qualifiés.
Les allotissements sont limités : aucun investisseur ne peut détenir plus de 50 % de l'émission, et les bénéficiaires ne doivent avoir aucun lien avec les promoteurs. D'autres règles précisent les investisseurs éligibles.
Seuls les QIB – investisseurs institutionnels accrédités par le SEBI – peuvent acquérir des QIP. Leur expertise financière justifie l'absence de protections étendues comme dans une FPO.
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