Le "marché Yankee" est un terme d'argot couramment utilisé pour désigner le marché boursier américain. Employé principalement par les investisseurs non-résidents aux États-Unis, il fait référence au surnom "Yankee" (ou Yank), souvent ludique mais parfois péjoratif, attribué aux citoyens américains.
Autrefois limité à l'argot des affaires, ce terme est désormais largement accepté. À l'image du "marché du bouledogue" pour le Royaume-Uni ou du "marché des samouraïs" pour le Japon, il évoque familièrement la place financière américaine.
Les obligations Yankee sont souvent émises en tranches, correspondant à des portions d'une offre de dette plus large. Ces tranches varient selon le risque, les taux d'intérêt et les maturités. Les montants peuvent atteindre 1 milliard de dollars.
Soumises à des réglementations américaines strictes (SEC), leur émission est un processus long : plus de trois mois pour l'approbation, incluant une évaluation de la solvabilité par une agence de notation.
Les entreprises américaines se tournent de plus en plus vers le marché obligataire européen. Le marché inversé Yankee aurait atteint 380 milliards d'euros.
En 2017, le Financial Times rapportait l'émission par General Electric d'une obligation de 8 milliards d'euros, avec 22 milliards de commandes – l'une des plus grandes transactions en euros. Des géants comme Pfizer et Coca-Cola ont suivi, ce dernier levant 8,5 milliards d'euros en 2015.
Allergan et Baxter International préparaient alors des ventes similaires. Selon Bloomberg, les firmes US ont emprunté 57 milliards d'euros en Europe en 2017, contre 42 milliards en 2016. Parmi les acteurs : Kimberly Clark, GM Financial, Nestlé, AT&T, Apple, IBM, Kellogg, Procter & Gamble, Netflix, Aramark, AMC Entertainment, Levi Strauss et American Honda.
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